// FRANDROID — FINANZA
On a testé la Ninja SLUSHi Twist, la machine à granités qui fait aussi des cocktails
Ninja n’en finit plus d’étendre sa gamme Slushi. Après la version simple à bac unique et la Max qui gonfle la capacité, voici la Twist : deux bacs indépendants pour deux boissons glacées en même temps, avec la possibilité de les mélanger en un tourbillon dans le même verre. L’argument est simple. On a voulu vérifier ce qu’il vaut à l’usage.
On reste dans l’univers des appareils Ninja pensés pour ce qui est clairement du gadget, ou du plaisir, à vous de voir, après notre test de la CREAMi Scoop & Swirl et ses glaces maison. Le principe de la Twist est simple sur le papier : deux bacs de 2,2 litres, une détection automatique qui s’occupe des réglages à votre place, et la possibilité de préparer deux recettes en parallèle, servies séparément ou combinées. On a testé les grands classiques comme les recettes plus personnelles, alcool compris.
Pour aller plus loin
Ninja SLUSHi MAX : notre test de la machine à granités virale, 350 euros bien investis ?
La Twist se présente comme deux bacs transparents plantés de part et d’autre d’un panneau de commande central, chacun avec sa propre poignée de distribution qu’on abaisse pour servir. La transparence des bacs est un vrai plus à l’usage : on voit la préparation geler progressivement contre la paroi et évoluer vers la bonne texture, sans avoir à ouvrir quoi que ce soit pour vérifier.
Niveau gabarit, il faut voir large : avec ses 41,3 cm de hauteur, 44,4 cm de largeur, 30,3 cm de profondeur et environ 15,4 kg sur la balance, l’appareil impose sa présence sur un plan de travail. C’est un cran au-dessus de la plupart des appareils de cuisine du quotidien, et ce n’est clairement pas un objet qu’on sort du placard pour l’occasion : il lui faut une place fixe.
Contrairement à la CREAMi Scoop & Swirl, qui exige de congeler sa base pendant 24 heures avant de la mixer, la SLUSHi Twist travaille directement sur du liquide. Pas de bloc à préparer à l’avance : on verse sa préparation encore liquide dans un bac, et c’est la machine qui se charge de la refroidir puis de la transformer en granité, en une seule étape. À l’intérieur de chaque bac, une vis sans fin, une sorte de tarière hélicoïdale, racle en continu la paroi refroidie par la technologie RapidChill Pro. Ça empêche la formation d’un bloc de glace et donne cette texture de granité qui s’épaissit progressivement, entre 15 et 60 minutes selon la recette et la température de départ des ingrédients. Ninja annonce une machine deux fois plus rapide que la toute première génération de Slushi grâce à ce système.
Le vrai tour de force, c’est la technologie SlushAssist Duo, qui pilote chaque bac de façon complètement indépendante. Le sucre et l’alcool jouent tous les deux un rôle d’antigel naturel : ils abaissent le point de congélation de l’eau. Trop peu de l’un ou de l’autre, et la préparation gèle en bloc dur. Trop, et elle ne prend jamais en granité.
SlushAssist surveille la température de chaque bac et ajuste automatiquement le refroidissement en fonction de ce qu’elle détecte, sans qu’il soit nécessaire de choisir un programme ou de connaître sa recette par cœur. Un réglage manuel permet ensuite d’affiner la texture, plus liquide pour boire à la paille, plus épaisse pour déguster à la cuillère. Autre évolution notable : la machine prend en charge des cocktails jusqu’à 20 % d’alcool, contre 16 % sur la toute première Slushi.
Les bacs, becs verseurs, plateaux et récupérateurs de condensation passent tous au lave-vaisselle, et un cycle de rinçage automatique permet de nettoyer rapidement le circuit entre deux préparations.
Ce rinçage express ne remplace toutefois pas un vrai nettoyage : les mélanges sucrés collent vite, et après une soirée cocktails, mieux vaut prévoir un lavage plus complet plutôt que de se contenter du cycle automatique. Ninja couvre l’appareil d’une garantie constructeur de 2 ans, et les pièces (bacs, becs, plateaux) sont disponibles séparément en cas de casse ou de perte.