// FRANDROID — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
OpenAI lâche Cursor : dans ce Game of Thrones de l’IA, c’est aux développeurs de choisir un camp
Sam Altman et Elon Musk ne se parlent plus depuis longtemps, ils ne s’apprécient pas et sortent d’un procès, et Cursor vient d’en faire les frais.
Vendredi soir, OpenAI a publié un article pour annoncer qu’elle ne fournirait plus ses modèles à l’éditeur de code, désormais propriété de SpaceX. Chaque phrase du texte contient un reproche, et pas un seul ne vise Cursor lui-même.
Pour aller plus loin
Elon Musk et Sam Altman règlent leurs comptes sur X après la plainte d’Apple contre OpenAI
Cursor, c’est un éditeur de code bâti sur VS Code où l’IA écrit, corrige et refactorise, avec un menu déroulant pour choisir son modèle : Claude d’Anthropic, GPT d’OpenAI, Gemini de Google ou Grok.
Le choix du fournisseur dans une même interface a fait son succès auprès des développeurs, et son prix : SpaceX a annoncé en juin un rachat à 60 milliards de dollars (environ 55 milliards d’euros), payé en actions quelques jours après son entrée en bourse, et bouclé le 14 août.
L’IA générative crée du contenu en quelques secondes, mais souvent au prix de vos données personnelles. Avec Lumo AI, l’assistant européen de Proton, vos conversations restent 100 % confidentielles.
Le montant en fait, et de loin, le plus gros rachat de startup jamais enregistré : SpaceX a réglé l’intégralité en actions, quelques semaines après son entrée en Bourse record.
Le contrat entre OpenAI et Cursor prévoyait une fenêtre de résiliation en cas de changement de contrôle. OpenAI l’a donc activé, avec le préavis maximum, soit le 12 novembre 2026. OpenAI justifie sa décision en disant ne pas pouvoir garantir que SpaceX respectera ses conditions d’utilisation, en rappelant que Twitter avait rompu son contrat après le rachat par Elon Musk, et que ce dernier a admis sous serment en avril que xAI avait utilisé des données d’OpenAI pour entraîner ses modèles.
L’ironie est d’autant plus nette qu’OpenAI avait elle-même cherché à mettre la main sur Cursor : la startup a repoussé deux approches du créateur de ChatGPT avant de tomber dans l’escarcelle de SpaceX. Le fournisseur qui coupe aujourd’hui les vannes est aussi un prétendant éconduit.
Michael Truell, le patron de Cursor, a répondu dans la foulée : les modèles OpenAI représenteraient environ 5 % du trafic de ses utilisateurs, et il dit avoir fait confiance à OpenAI comme « infrastructure neutre ».