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Actualité : “Espace de stockage bientôt saturé” : j’utilise un smartphone 128 Go depuis des années, et c’est une très mauvaise idée
L'espace de stockage n'est pas un détail anodin sur votre smartphone. Si les modèles les plus abordables se contentent souvent de 128 Go d'espace interne, une mémoire étriquée peut compliquer la vie de l'utilisateur au fil des mois. Comme tout un chacun, nous en avons nous aussi fait les frais.
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La capacité de stockage des smartphones représente le principal levier qui permet aux fabricants de smartphones de créer des prix d’appel. À l’exception en réalité des terminaux premium, dont l’espace interne minimum est souvent fixé à 256 Go, voire qui sont carrément proposés en une unique mouture 512 Go (tel le Find X9 Ultra d’Oppo). Par exemple, un Xiaomi 17 Ultra coûte certes un minimum de 1500 €, mais avec 512 Go de stockage dans sa version classique, et 1 To dans sa mouture la plus onéreuse. Les versions 128 Go n’étaient pas sans compromis : par exemple, le Galaxy S25 de Samsung, dans sa version 128 Go, s’appuyait sur de la mémoire UFS 3.1, tandis que les déclinaisons 256 et 512 Go avaient droit à de l’UFS 4.0, plus rapide. En France du moins, le Galaxy S26 n’est disponible qu’en 256 Go au minimum ; l’expérience n’est donc plus disparate, quelle que soit la version choisie.
Le dernier fabricant en date à passer à 256 Go minimum n’est autre que Google. Ses Pixel, toutes générations confondues, étaient proposées à partir de 128 Go ; on remarquait, au sein du Pixel 10 d’ailleurs, la scission entre une mouture 128 Go en UFS 3.1 et une version 256 Go en UFS 4.0. Pour l’utilisateur, la contrainte est visible : les Pixel 11, Pro ou non d’ailleurs, paraissent plus chers que leur aîné. Ils ne le sont pas réellement, puisqu’en réalité, ils sont facturés au même prix à stockage égal, mais leur ticket d’entrée est plus élevé. Par exemple, un Pixel 10 coûtait à son lancement 899 € en 128 Go et 999 en 256 Go, tandis que le Pixel 11 se monnaie un minimum de 999 €… en version 256 Go. On note qu’Apple a opté pour la même stratégie, puisque son iPhone 16 s’affichait à partir de 128 Go, tandis que l’iPhone 17 démarre à 256 Go. La Pomme joue d’ailleurs de cette caractéristique pour maintenir uniquement l’iPhone 16 128 Go à son catalogue (à 869 €) : le smartphone cohabite avec l’iPhone 17, et en joue les versions “faible stockage”.
Le passage à 256 Go minimum est une contrainte financière indéniable, quoique les promotions - surtout dans l’univers des smartphones Android - les fassent disparaître rapidement. Mais sur un marché où le support des cartes microSD reste l’apanage d’une seule marque, Sony, un stockage généreux paraît indispensable. D’abord parce que le système d’exploitation des smartphones prend de la place : le système occupe 15,93 Go sur un Galaxy Z Flip 7 FE de Samsung, et sur un Pixel 9 Pro, Android 17 occupe 10 Go auxquels il faut ajouter 10 Go de fichiers temporaires. Sur un iPhone 15 sous iOS 26, le système d’exploitation représente 13,55 Go, accompagnés de 19,92 Go de fichiers temporaires. Les calculs sont évidents : avant même d’avoir installé la moindre application, il vous reste 100 Go disponibles.
Continuons les calculs savants. La suite Google est installée par défaut sur les smartphones Android. Gmail représente 458 Mo sur notre terminal. Google Photos représente 2,36 Go. YouTube ? Ce sont 478 Mo. Google Meet, pourtant rigoureusement jamais utilisé ? 161 Mo. YouTube Music ? 108 Mo. Les gigaoctets filent sans que l’on s’en rende compte. 1,21 Go est exploité par Instagram, 544 Mo par WhatsApp, 752 Mo par Outlook. Facebook Messenger, quasiment jamais utilisé, occupe plus de 400 Mo.
L’addition est salée. Sur un mobile à la capacité de stockage de 128 Go, mes applications (dont une bonne partie correspond aux outils de Google, tels les 6,45 Go occupés par AICore, les 2,48 Go des Services Google Play ou encore les 2,15 Go de Reconnaissance et synthèse vocale de Google et 512 Mo de clavier