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Windows 11 imposé sur votre PC neuf : comment se faire rembourser jusqu’à 150 €
L’envie de ne plus payer pour un système qu’on ne lancera jamais gagne du terrain chez les acheteurs de PC. Le principe du remboursement n’a pourtant rien de neuf : la licence Windows imposée peut être récupérée, jusqu’à 150 €. Ce qui change, c’est l’outillage pour y parvenir, avec la campagne Refund4Freedom, lancée en mai 2025 par l’Italian Linux Society et la Free Software Foundation Europe, et remise en avant fin août.
Le nerf de l’affaire, c’est la licence OEM. Microsoft vend ces licences préinstallées aux constructeurs, moins cher qu’une version achetée seule en boutique. Le fabricant répercute ensuite ce coût dans le prix du PC. Vous ne payez donc pas Microsoft directement : vous payez Dell, HP ou Lenovo, qui a réglé la facture Windows à votre place. Or cette facture enfle depuis quelques mois, et la hausse des licences OEM, relevée par Next, tombe alors que la RAM et les SSD coûtent déjà plus cher.
Le grief tarifaire s’ajoute à un agacement plus ancien. Windows 11 reste lourd en mémoire vive sur les machines modestes, et ses fondations techniques tardent à être modernisées.
Le système continue malgré tout d’évoluer, avec par exemple une fonction d’interface attendue de longue date. Pour un utilisateur Linux, tout cela n’a aucune valeur, puisque la licence Windows ne servira jamais.
Pour aller plus loin
Comment installer Linux sur un PC Windows 10 : le guide complet
Première règle, et la plus importante : n’effacez rien. Tant que la demande n’est pas partie, on ne formate pas le disque, au risque d’invalider tout le dossier.
Tom’s Hardware conseille d’allumer le PC, de photographier les clauses du contrat qui mentionnent le remboursement, puis d’écrire au service client du constructeur (e-mail ou messagerie, pour garder une trace). Le site Refund4Freedom, monté par l’Italian Linux Society et la Free Software Foundation Europe, propose même un formulaire type, calibré pour l’Italie et donc à adapter à son pays.
Tous les constructeurs ne jouent pas le jeu. Acer et Lenovo disposent d’une procédure de remboursement. Asus en aurait une aussi, mais peu visible et documentée seulement pour l’Italie. Dell et HP, eux, n’en proposent aucune.
Côté montants, un acheteur dit avoir récupéré 150 € chez Acer (licence Windows et frais de justice compris), mais le remboursement courant tourne plutôt autour de 50 €, soit une soixantaine de dollars dans les cas américains.
En France et en Europe, ce droit tient debout : la directive sur les droits des consommateurs et la jurisprudence l’appuient, ce qui distingue notre situation du cas américain, plus flou. Sauf que les fabricants ne facilitent rien. Les procédures restent opaques, le formulaire introuvable, les délais s’éternisent et les refus tombent sans explication. La mauvaise volonté reste la norme.