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BYD veut vendre ses mini-citadines électriques en Europe grâce à une technologie inédite sous le plancher
Arrivé en force sur le marché européen en 2023, BYD poursuit son offensive dans le monde entier. Le numéro 1 mondial de la voiture électrique a également voulu se faire une place de choix au Japon. Pour cela, il a levé le voile sur sa toute première kei-car, la petite Racco. Or, le succès a été immédiat pour cette nouvelle venue tout droit de Chine avec 1 002 commandes en 2 semaines. Et désormais, le géant basé à Shenzhen veut aller encore plus loin, comme le révèle le site Nikkei.
Pour l’heure, la marque ne confirme pas encore son intention de commercialiser la petite auto dans le reste du monde. Mais elle l’annonce à demi-mot. Car BYD prévoit de déployer à l’échelle mondiale la technologie développée pour sa kei-car. Il s’agit du X-Pack, qui a fait ses premiers pas au Japon avec la nouvelle Racco. Mais de quoi s’agit-il ? D’une batterie, conçue en interne par les 100 000 ingénieurs de l’entreprise.
Cette dernière intègre tous les composants électriques directement dans le bloc-batterie, dont l’onduleur. Le tout est installé directement sous le plancher du véhicule. Actuellement, sur les autres voitures électriques du constructeur, ces éléments sont normalement logés dans le compartiment moteur, à l’avant. Ce qui prend plus de place et nécessite un capot plus long. Parfois, ils sont aussi placés dans l’habitacle, ce qui réduit l’habitabilité pour les passagers. Alors, que change la technologie de BYD ?
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Cette conception permet de proposer des voitures plus compactes, répondant notamment aux critères des kei cars. Pour mémoire, ces autos ne doivent pas dépasser 3,4 mètres de long, 1,48 mètre de large et 2 mètres de haut. Par ailleurs, l’espace dégagé dans le compartiment moteur permet d’améliorer l’absorption des chocs en cas d’accident.
Cependant, BYD n’annonce pour le moment pas l’arrivée de petites voitures de ce style en Europe. Mais il est très probable que cette technologie se retrouve dans des BYD vendues sur le territoire, alors que Bruxelles veut mettre l’accent sur les voitures ultra-compactes avec la création de la catégorie M1E réunissant les voitures électriques de moins de 4,20 mètres de long produites en Europe.
Ce qui sera peut-être le cas d’une future citadine de BYD, puisque la marque va bientôt mettre en service son usine située en Hongrie.
Reste le calendrier, et là, il faudra s’armer de patience. BYD n’avance aucune date. Mais selon le Nikkei, le développement de ces petites électriques pensées pour le monde ne fait que commencer : les premiers modèles ne devraient pas arriver avant plusieurs années, sans doute deux à trois ans.
Si la petite Racco arrivait jusqu’à chez nous, elle pourrait chasser sur les terres de la nouvelle Dacia Hipster ainsi que des futures Citroën 2CV et autre Fiat Multiplina. Néanmoins, il faudra encore faire preuve de patience avant d’en savoir un peu plus.
Pour le moment, la mini-citadine reste réservée au Japon. Elle y démarre sous les 2 millions de yens une fois déduite l’aide gouvernementale de 150 000 yens, soit moins de 11 000 euros environ. Selon la version, elle embarque une batterie LFP de 22,4 ou 35,84 kWh, pour 210 à 320 km d’autonomie (cycle WLTC) et une recharge à 100 kW.