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Alzheimer : des scientifiques découvrent un mystérieux « germe » qui pourrait jouer un rôle clé dans la maladie
Une protéine déjà associée au risque d’Alzheimer pourrait-elle devenir une alliée contre la maladie ? Des chercheurs ont découvert que SORLA agit à plusieurs niveaux pour contenir les dégâts provoqués par tau, préserver les connexions entre les neurones et limiter l’atrophie du cerveau.... Lire la suite
Près de 1,5 million de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées en France. Une nouvelle étude révèle pourquoi certains cerveaux semblent résister aux lésions de la maladie et conserver leurs capacités cognitives.... Lire la suite
L'accumulation de protéines toxiques dans le cerveau des malades d'Alzheimer commence une vingtaine d'années avant les premiers symptômes. Restait à comprendre ce qui l'amorce. Une équipe japonaise pense avoir identifié le point de départ : une sorte de germe sur lequel les protéines viennent s'agréger.
Le mécanisme central de la maladie d'Alzheimer est connu depuis longtemps. Une protéine, la bêta-amyloïde, s'accumule anormalement en plaques dans le cerveau, détruit les cellules nerveuses et rompt progressivement les connexions entre régions cérébrales, ce qui entraîne le déclin des fonctions cognitives. L'origine de cette accumulation restait en revanche obscure. Des travaux publiés en juillet dans la revue Brain Communications proposent une réponse.
Des chercheurs du Centre national de neurologie et de psychiatrie, au Japon, affirment avoir identifié le phénomène déclencheur. Ils décrivent une sorte de petite graine sur laquelle les protéines toxiques viennent s'agréger lentement, jusqu'à former les plaques caractéristiques de la maladie. Ce germe a reçu le nom de Peak 1 bêta-amyloïde.
La démarche a commencé sur des souris génétiquement modifiées pour produire davantage de protéines toxiques dans leur cerveau. Le résultat a livré une information inattendue : toutes n'ont pas développé d'accumulation anormale, et toutes n'ont pas présenté de trouble cognitif.
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Cette variabilité a servi de point d'appui. En comparant les animaux touchés à ceux qui ne l'étaient pas, l'équipe a repéré chez les premiers la présence de ce germe particulier, associé à la formation des plaques.
Restait à vérifier la pertinence de cette observation chez l'humain. Les chercheurs ont examiné le cerveau de personnes décédées atteintes de la maladie, et y ont retrouvé la même substance. C'est cette convergence qui leur a permis de conclure au rôle central de ce germe dans l'apparition de la pathologie.
À l'origine de la maladie d'Alzheimer, une petite graine sur laquelle s'agrègent les plaques de bêta-amyloïde, responsables du déclin cognitif. © fabioderby, iStock