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Test NexLawn ViDAR : un robot-tondeuse sans RTK qui mise sur le LiDAR
Le NexLawn ViDAR 1600 s'adresse aux jardins jusqu'à 1600 m² avec une navigation combinant LiDAR 3D et vision par IA, sans fil périphérique ni antenne RTK. Nous l'avons confronté à notre terrain de test pour voir comment cette formule se comporte au quotidien.
Difficile de découvrir le NexLawn ViDAR sans éprouver un sérieux sentiment de déjà-vu. Ce n'est pas totalement un hasard : NexLawn est une marque proche du groupe Mova et les deux constructeurs partagent manifestement une bonne partie de leur base technique. Nous venons justement de tester le Mova LiDAX Ultra, les ressemblances allant bien au-delà d'un simple air de famille : architecture générale, station de charge, commandes, application et philosophie de navigation sont extrêmement proches.
La gamme ViDAR se montre toutefois un peu plus resserrée avec seulement deux modèles. Le ViDAR 800 est prévu pour 800 m² et embarque une batterie de 72 Wh, tandis que le ViDAR 1600, testé ici, pousse la capacité à 1600 m² avec un accumulateur de 90 Wh. Dans les deux cas, la navigation associe un LiDAR 3D à 360° et une vision stéréo, sans câble évidemment ni antenne RTK. La largeur de coupe atteint 20 cm et la hauteur se règle électriquement de 3 à 10 cm. NexLawn annonce également des pentes jusqu'à 50 %, ainsi qu'une finition à moins de 3 cm des bordures.
Ce sont justement deux différences sur le papier avec le LiDAX Ultra, limité à 45 % et dont l'UltraTrim promet une marge inférieure à 5 cm. Le ViDAR se distingue aussi plus nettement sur l'antivol : le suivi en temps réel et l'alarme hors carte sont fournis. Chez Mova, il faut ajouter un module 4G vendu 249 € sur les LiDAX Ultra concernés.
Enfin, la stratégie commerciale diffère : NexLawn passe essentiellement par des revendeurs spécialisés, quand Mova bénéficie d'une distribution en ligne beaucoup plus large.
Le contenu du carton ne réserve guère de surprise : robot, station de charge, alimentation, huit piquets, brosse de nettoyage et lames de rechange sont de la partie. Pas de garage en revanche, un accessoire qui reste optionnel. La station est d'ailleurs pratiquement identique à celle du LiDAX Ultra, jusqu'à la petite brosse chargée de nettoyer le LiDAR lorsque le robot vient se recharger.
L'installation suit exactement la même logique. La base doit être posée sur une surface plane, avec environ un mètre dégagé devant et sur les côtés, puis fixée au sol. Il faut aussi bénéficier d'une couverture wifi correcte. Le manuel NexLawn reprend d'ailleurs les mêmes contraintes que celui du Mova, jusque dans la hauteur de l'herbe autour de la station.
La configuration ne devrait pas davantage dérouter les habitués du LiDAX. On scanne le QR Code du robot, active le mode Bluetooth depuis sa molette puis renseigne le réseau wifi. L'interface est tellement proche de celle de Mova que les cousins ne cherchent manifestement pas à cacher leur parenté.
Reste ensuite à cartographier le terrain. Le guidage manuel au joystick est pratique, notamment lorsque le jardin présente des bordures biscornues. On peut créer des zones interdites, des passages et plusieurs zones de tonte.
Le ViDAR permet aussi de stocker deux cartes indépendantes. Nous avons pu passer de l'une à l'autre directement depuis l'application, une solution pratique pour des espaces séparés. La gestion interne d'une même carte reste toutefois plus intéressante quand les différentes portions du jardin sont reliées : les zones peuvent alors être découpées et personnalisées individuellement.