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Tuerie de Chevaline : une arme retrouvée dans le lac d'Annecy pourrait-elle être celle du quadruple meurtre perpétré 14 ans plus tôt ?
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Jérôme Cathala
En Haute-Savoie, une découverte potentiellement importante a eu lieu au fond du lac d'Annecy, il y a quelques jours. Il s'agit d'un pistolet rare, qui aurait pu être utilisé lors de la tuerie de Chevaline en 2012. C'est avec cette arme qu'ont peut-être été abattues les quatre victimes. En 14 ans, l'auteur n'a jamais pu être identifié alors que des vérifications sont en cours.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
C'est une arme retrouvée au fond du lac d'Annecy (Haute-Savoie) qui intrigue les enquêteurs. Le 20 août dernier, alors qu'ils se baignent, des touristes britanniques découvrent à environ 2 mètres de profondeur une arme de type Luger, comme celle utilisée pour le quadruple meurtre de Chevaline, perpétré il y a 14 ans, en septembre 2012 et jamais élucidé. Au matin de ce 1er septembre, au bord du lac, les habitants espèrent toujours des réponses, mais restent perplexes face à cette découverte.
"J'espère que ça va aboutir quand même, depuis le temps", confie un local. Et un autre d'ajouter : "C'est un épisode de plus maintenant. Est-ce qu'on saura un jour ou pas, je ne sais pas."
Le 5 septembre 2012, un Britannique d'origine irakienne, Saada Al-Hilli, ainsi que son épouse et sa belle-mère, ont été retrouvés morts dans leur voiture, sur le parking d'une petite route de montagne, sur les hauteurs du lac d'Annecy, tués de plusieurs balles dans la tête. Au pied de leur véhicule se trouvait un cycliste français, lui aussi abattu. Sur place, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs douilles correspondant à une arme très ancienne, le Luger, utilisé durant la dernière guerre mondiale. Selon les experts, si l'arme retrouvée dans le lac est bien celle du tueur, il sera difficile de remonter jusqu'à lui.
"Cette arme a pu circuler pendant plusieurs décennies et être stockée chez un grand-père ou chez un propriétaire ou dans un club et puis être volée, être vendue illégalement ou être donnée. Et c'est là qu'on voit toute la complexité de remonter une filière", explique Jean-Charles Antoine-Noirel, ancien officier de la gendarmerie, spécialiste des trafics d'armes. À noter que le pistolet devrait être prochainement expertisé dans le laboratoire scientifique de la gendarmerie.
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