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Tesla précise ce qui s’est vraiment dit entre Elon Musk et le ministre des Transports à propos du FSD
Le tweet du ministre des Transports mercredi soir a produit son lot d’articles, dont le nôtre, et Tesla France a jugé utile de recadrer quelques points dès le lendemain matin. Les éléments ci-dessous ont été transmis aux rédactions à titre de contexte, sans constituer une réaction officielle. Ils méritent pourtant d’être lus, parce qu’ils précisent ce que le tweet ministériel laissait dans le flou.
Pour aller plus loin
La France ouvre la porte au FSD de Tesla malgré son refus de juillet avec deux voitures fournies par Elon Musk
Premier point, rien n’a été homologué. L’échange portait sur la position française en vue de la reconnaissance du FSD Supervisé, en France et à l’échelle européenne, avec un vote attendu au Comité technique des véhicules à moteur le 6 octobre.
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Deuxième point, les deux voitures évoquées par le ministre ne sont pas prêtées au ministère mais à l’UTAC, l’organisme français d’homologation, qui réalisera pour la première fois ses propres essais sur routes françaises. Il s’agit de véhicules de série destinés au marché français, ce ne sont pas des prototypes. Troisième point, Tesla teste le FSD en France depuis 2024, avec plus de 200 000 km au compteur, et revendique plus de 5 000 démonstrations avec des clients en passager depuis décembre 2025. Ce qui démarre, c’est donc l’évaluation indépendante, pas les essais tout court.
Tesla insiste aussi sur un point de vocabulaire : aucun refus d’homologation n’a été acté en France, et le ministère aurait indiqué à RTL n’avoir « jamais fermé la porte » au FSD.
Sur la forme, c’est exact. Philippe Tabarot n’a signé aucun document de refus. Sur le fond, il avait déclaré le 22 juillet que les garanties de sécurité n’étaient pas suffisantes pour autoriser le système « en l’état », en pointant les dépassements de vitesse et la surveillance de l’attention en ville.
On appellera ça une porte entrouverte, le résultat pour les 260 000 Tesla françaises compatibles est le même : rien n’est activable, et aucune date n’est avancée.
Tesla rappelle au passage que le FSD Supervisé reste une aide à la conduite, le conducteur demeurant responsable à tout moment.
Le constructeur en profite pour glisser un chiffre calibré pour la France : les Tesla compatibles y parcourent 4,3 millions de km par jour, et le FSD actif éviterait 66 collisions par mois, extrapolation faite depuis les cinq pays européens où le système est autorisé. Le calcul repose sur un ratio de 4,1 fois moins d’accidents qu’en conduite manuelle, mesuré par Tesla sur 100 millions de km et sur ses propres clients, sans audit indépendant. Un argument à garder en tête pour le 6 octobre, et à prendre pour ce qu’il est : une projection du vendeur.