// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
« Le résultat est surprenant » : les grands buveurs de café auraient un profil corporel différent
Vous pensez que tous les cafés se valent ? Une vaste étude suggère que la manière dont vous préparez votre tasse quotidienne pourrait faire une vraie différence pour votre santé à long terme. De quoi regarder votre rituel matinal d’un autre œil…... Lire la suite
La masse et la force musculaires diminuent avec l’âge. Des chercheurs ont identifié une molécule susceptible de ralentir ce processus naturel. Une découverte qui pourrait à terme contribuer à préserver l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées.... Lire la suite
Boire du café pour combattre un coup de fatigue, oui, mais pas seulement. Deux études récentes suggèrent que cette habitude pourrait être associée à des différences plus profondes dans l’organisme. Mais selon la quantité consommée, l’âge ou le sexe, le contenu de votre tasse ne raconterait pas tout à fait la même histoire.
Espresso au réveil, après le déjeuner, puis nouvelle tasse pour affronter l'après-midi... Vous vous reconnaissez ? Selon une enquête menée en février 2026 par l'institut Createst pour De'Longhi auprès d'environ 1 000 Français, 62 % des personnes interrogées déclarent boire au moins deux cafés par jour. Cette habitude pourrait-elle laisser une empreinte mesurable dans notre organisme ? Pour le savoir, des chercheurs de l'université d'Oulu, en Finlande, ont confronté la consommation quotidienne de café de plus de 2 000 adultes à un large éventail de données biologiques. Publiés dans l’European Journal of Nutrition, leurs résultats révèlent certaines associations, parfois différentes chez les hommes et les femmes.
Les scientifiques ont analysé les données de 2 264 Finlandais âgés de 46 ans. Ils ont comparé leur consommation habituelle de café avec leur composition corporelle, plusieurs molécules présentes dans leur sang, leur gestion du glucose et leurs hormones sexuelles.
Les participants qui buvaient davantage de café n'avaient pas forcément un indice de masse corporelle (IMC) plus faible. Pourtant, ils présentaient moins de graisse totale et viscérale, celle qui s'accumule autour des organes, ainsi qu'une masse musculaire squelettique plus élevée.
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Les chercheurs ont aussi mesuré des concentrations plus faibles de BCAA chez les grands consommateurs. Ces acides aminés servent notamment à construire les protéines. Ils sont indispensables, mais leur accumulation dans le sang a déjà été associée à la résistance à l'insuline et au diabète de type 2.
Ces résultats montrent les limites de l'IMC : deux personnes peuvent afficher le même chiffre sur la balance tout en ayant des proportions très différentes de graisse et de muscles.
Boire du café pourrait être associé à plusieurs effets favorables sur la composition corporelle et le métabolisme. Mais le nombre de tasses compte : une consommation très élevée ne serait pas sans risque, notamment pour les os des femmes. ©praewphan, Adobe Stock