// FRANDROID — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
GPT-6 Astra : OpenAI lance son modèle le plus puissant et annonce « l’ère de l’AGI »
Le calendrier ne doit rien au hasard. OpenAI a présenté GPT-6 Astra le 3 septembre, deux jours après qu’Anthropic a dévoilé Claude Fable 5.1 et Mythos 5.1. Le nouveau venu revendique 98,6 % sur ARC-AGI-3, un test qui mesure la capacité d’un modèle à résoudre des problèmes qu’il n’a jamais vus. Claude Opus 5 y obtient 39,2 %, et le précédent modèle maison, GPT-5.6 Sol, à peine 7,8 %. Ces scores, OpenAI les a mesurés elle-même, sans contre-expertise indépendante pour l’instant.
Astra, présenté comme le successeur de la génération GPT-5 et le modèle le plus puissant jamais annoncé par OpenAI, va plus loin que la simple conversation.
Il pilote un ordinateur comme le ferait un humain : il navigue sur le web, remplit des formulaires, manipule des tableurs et produit des documents finis.
Sur OSWorld, un test d’utilisation de logiciels, il atteint 72,6 % en bouclant chaque tâche environ 47 % plus vite que son prédécesseur (d’après OpenAI, toujours). L’entraînement a mobilisé plus de 100 000 puces dans l’infrastructure Stargate, au Texas. Le tout dans une semaine surchargée côté IA : Google a sorti Gemini 3.8 Flash et Meta son Muse Spark 1.3 à quelques jours d’intervalle.
Regardez les tarifs API des deux navires amiraux : GPT-6 Astra affiche 10 dollars le million de jetons en entrée et 50 en sortie. Claude Fable 5.1 aussi. Même prix au centime près, ce qui sent l’alignement de marché plus que la coïncidence.
OpenAI plaide qu’Astra consomme nettement moins de jetons que son prédécesseur pour un résultat identique. Anthropic réplique avec des lectures de cache à 0,25 dollar, soit 75 % moins cher, pour alléger les longues sessions d’agents. Prix catalogue, tout le monde à égalité. Le vrai coût par tâche, lui, reste à mesurer.
Un taux de 98,6 % frôle le sans-faute. Le souci vient de ce que l’on mesure au juste. En août, Nvidia a fait grimper un système jusqu’à 100 % sur ce même ARC-AGI-3, en s’appuyant sur Claude Opus 5, dont le score brut tournait autour de 30 %.
Pour aller plus loin
OpenAI pense toucher au but, celui d’atteindre l’AGI, mais avec sa définition maison
Toute la différence venait de l’outillage ajouté autour du modèle : mémoire persistante, outils, mécanismes de récupération. Un score élevé récompense donc autant la « tuyauterie » que l’intelligence du modèle seul.
Les gains d’Astra, eux, se concentrent sur les tâches longues et autonomes ; en programmation pure, les progrès restent plus sages.