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Actualité : Le Tesla Cybercab est lancé : un taxi autonome sans volant ni pédales prêt à révolutionner nos routes ?
Tesla officialise enfin son Cybercab à Austin (Texas), sa première voiture électrique dépourvue de volant et de pédales, dotée d’un simple écran central. La conquête du marché des robotaxis est ainsi actée pour le constructeur états-unien.
© Tesla - Le Cybercab est enfin lancé à Austin, un taxi sans pédales ni volant à la conquête d'un marché encore à ses prémices
Alors que la France débute les tests du FSD avant le vote européen, Tesla passe à la vitesse supérieure dans son fief texan. À Austin, le constructeur a dévoilé son nouveau robotaxi 100 % autonome, totalement dénué de commandes intérieures. Ce véhicule, qui repose entièrement sur le système de conduite et les caméras embarquées de la marque, suscite encore de nombreuses interrogations quant à sa sécurité et sa commercialisation de masse.
Lors d’un événement organisé à huis clos ce 3 septembre 2026, Tesla a officialisé les débuts de son Cybercab. Contrairement aux grands-messes habituelles d'Elon Musk, cette présentation s'est voulue étonnamment discrète : aucune retransmission en direct ni presse, seulement une poignée d’influenceurs triés sur le volet et soumis à un strict accord de confidentialité.
Cette voiture électrique biplace futuriste s’équipe de portes papillon, d’une batterie de 48 kWh et d’une antenne Starlink V5. Pour commander une course, tout s'effectue via l’application Robotaxi. À bord, les passagers profitent d’un véritable “salon roulant” contrôlé par le FSD Unsupervised, une déclinaison de la conduite autonome ne nécessitant aucune intervention humaine.
Il faut dire qu’à l'exception d'un écran, le Cybercab est dépourvu de toute commande physique. Les pédales et le volant ont disparu, laissant aux seuls utilisateurs le soin de régler leur assise et de visualiser le trajet sur la dalle centrale d’une vingtaine de pouces.
Toutefois, l’approche radicale d’Elon Musk en matière de conduite autonome divise. Alors que des rivaux de taille comme Waymo (Alphabet) ou Zoox (Amazon) multiplient les capteurs coûteux, Tesla s’obstine à employer un système reposant exclusivement sur la vision par caméras. Bien que la marque affirme avoir franchi le cap du million de miles (environ 1 600 000 km) parcourus par ses véhicules autonomes, les experts en sécurité routière demeurent sceptiques devant l’impossibilité de reprendre le contrôle manuel en cas d’urgence.
Malgré ces doutes et la surveillance étroite de la NHTSA (l'autorité nord-américaine de sécurité routière), les ambitions du constructeur restent démesurées. L’usine texane afficherait une capacité de production de 125 000 Tesla Cybercab par an, alors que le déploiement débute à peine aux États-Unis. Seuls 45 exemplaires sont actuellement immatriculés pour quelques zones ciblées à Austin, avant une future extension vers Phoenix et Las Vegas.
La Chine et le Japon pourraient ensuite emboîter le pas. Le constructeur a d'ores et déjà annoncé une tournée de démonstration prévue du 9 au 18 septembre à Hong Kong, Tokyo, Pékin et Shanghai. Il s'agit d'un premier jalon pour séduire ces deux marchés asiatiques, particulièrement enclins à l’adoption précoce des nouvelles technologies.
Un formulaire en ligne permet déjà aux professionnels de manifester leur intérêt en vue de constituer des flottes commerciales. L’objectif ultime demeure cependant beaucoup plus ambitieux : vendre ce véhicule inédit aux particuliers pour moins de 30 000 $, afin de leur offrir un transport autonome abordable et, à terme, de dominer un marché encore de niche.