// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Procès de l’assassinat du joueur de rugby Federico Martín Aramburú : deux militants d’extrême droite risquent la prison à perpétuité
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Le procès pour l’assassinat du joueur argentin de rugby Federico Martín Aramburú s’ouvre lundi 7 septembre. Deux suspects, des militants d’extrême droite, risquent la prison à perpétuité. De l’Argentine à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), où le joueur international s’était installé, le monde du rugby a les yeux rivés sur ce procès.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un maillot noir a été floqué "Justice pour Fede". C’est l’hommage du XV d’Argentine à leur ancien numéro 13, Federico Martín Aramburú, tué en mars 2022. Son sourire est toujours sur les murs du stade Aguiléra à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), où il était un joueur emblématique.
Robert Rabagny a longtemps été la mascotte du Biarritz Olympique. Il garde un souvenir ému de l’international argentin. "Je me rappelle, lors des victoires, il montait avec nous sur le camion. Il a été vraiment un joueur apprécié de tout le monde", assure Robert Rabagny, ancienne mascotte du Biarritz Olympique Pays basque.
Le soir du drame, Federico Martín Aramburú, 42 ans, est en terrasse à Paris avec un ami. À la table d’à côté se trouvent deux militants d’extrême droite, Loïk Le Priol et Romain Bouvier. À la suite d’une bagarre, ils suivent le rugbyman qui rentrait vers son hôtel. Ils sont armés et ouvrent le feu. "La particularité de cette procédure, et il y en a une, c’est qu’on a deux tireurs qui ont décidé de vider leurs armes, leurs chargeurs, dans des séquences de tir extrêmement courtes. Vous avez 4 tirs en 4 secondes et 6 tirs en 4 secondes. C’est-à-dire, également dans ce rythme-là une démonstration de détermination", détaille Yann Le Bras, avocat de la famille Aramburú.
Dans le procès qui s’ouvre lundi 7 septembre, les deux principaux accusés disent avoir agi en légitime défense. Ils encourent la prison à perpétuité.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
"C'est une bagarre qui n'a aucune raison de déclencher la chasse à l'homme qui va se dérouler", selon l'avocat de la famille du rugbyman Federico Aramburu
"Une inversion des rôles" : la journaliste Marie Portolano jugée lundi pour diffamation envers le chroniqueur foot Pierre Ménès, qu'elle accuse d'atteinte sexuelle