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Assassinat d’un joueur de rugby argentin : ouverture du procès des meurtriers présumés, des militants d’extrême droite
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Le procès des meurtriers présumés de Federico Martín Aramburú s’ouvre ce lundi 7 septembre. Il a été tué à l’issue d’une bagarre à Paris en mars 2022. Sa disparition avait suscité une grande émotion dans le pays. Les meurtriers présumés sont deux militants de l’ultra-droite.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Au petit matin du 19 mars 2022, Federico Martín Aramburú, rugbyman argentin de 42 ans, s’effondre sur un trottoir du boulevard Saint-Germain, mortellement touché par plusieurs balles dans le dos. À Paris, en Argentine et à Biarritz (Landes), où vivait l’ancien international de rugby, l’émotion est immense.
Lundi 7 septembre, encore, son ami, le rugbyman Shaun Hegarty, qui l’accompagnait ce soir-là, lui rendait hommage. "Federico, c’était quelqu’un de solaire qui voulait toujours que les gens autour de lui soient bien. Ces personnes-là nous ont chassés, ils ont décidé d’avoir des armes sur eux, ils ont décidé de les sortir, ils ont décidé de les utiliser", raconte Shaun Hegarty, partie civile.
Ce jour-là, vers 5 heures du matin après une soirée festive, Federico Aramburú et son ami s’installent à la terrasse d’un café. À côté d’eux, Loïk Le Priol, 27 ans, ancien militaire, et Romain Bouvier, 31 ans, tous deux militants d’ultra-droite. Une dispute dégénère en bagarre.
Federico Aramburú et son ami quittent l’établissement pour rejoindre leur hôtel boulevard Saint-Germain. C’est à ce moment-là que Loïk Le Priol et Romain Bouvier les rattrapent à bord d’une jeep et tirent à plusieurs reprises sur l’ancien rugbyman argentin. "Une banale altercation à 6 heures du matin se termine quelques minutes plus tard avec deux personnes qui vont chacune vider leur chargeur. Ils vont tirer 10 balles en quelques minutes alors qu’ils ne le connaissaient pas 20 minutes plus tôt. C’est inimaginable", commente Maître Véronique Massi, avocate des parties civiles.
Après les faits, les deux tireurs présumés prennent la fuite. Ils sont interpellés quelques jours plus tard, l’un caché dans la Sarthe, l’autre à la frontière ukrainienne. Selon leurs avocats, c’est la peur qui aurait guidé leur geste et non leur idéologie d’ultra-droite. "Ça n’a rien à voir avec une connotation politique, idéologique. Ce sont des conflits de virilité au petit matin entre des gens fatigués qui ont trop bu. C’est tristement banal", affirme Maître Hugues Vigier, avocat de Romain Bouvier.
Le procès devrait durer trois semaines. Les deux principaux suspects encourent la perpétuité.
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