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Quatre tableaux volés, dont deux retrouvés dans le jardin, neuf millions d'euros de préjudice… Ce que l'on sait du cambriolage au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer
Les voleurs ont pénétré par effraction dans la dernière demeure du peintre impressionniste peu avant 6 heures, et ont réussi à prendre la fuite. Une enquête est ouverte.
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C'est une nouvelle démonstration des failles de sécurité des musées français. Le musée Renoir, situé à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), a été victime d'un cambriolage tôt dans la matinée du mardi 8 septembre. Les malfaiteurs ont dérobé quatre œuvres, avant d'en abandonner deux dans leur fuite. Une enquête a été ouverte. Voici ce que l'on sait de cette affaire.
L'alerte a été donnée à l'aube. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'alarme du musée s'est déclenchée peu avant 6 heures. Elle est reliée au système Ramses, qui transmet à la police nationale les alertes venant de sites sensibles. Deux personnes ont été vues sur les caméras de surveillance par la police municipale, en train de dérober plusieurs tableaux exposés dans ce musée, installé dans la dernière demeure du peintre impressionniste Auguste Renoir (1841-1919).
L'alarme du musée "s'est déclenchée à 5h48", explique sur Facebook le maire RN de la ville, Bryan Masson. "A 5h53, soit cinq minutes [après l'alerte], notre police municipale était sur place". Une source policière affirme à France Télévisions que les cambrioleurs ont sectionné le grillage de la villa avec une scie métallique, tout comme les pistons servant à accrocher les œuvres. Une baie vitrée a également été dégradée, selon la police. "Il s'agit vraisemblablement d'une commande, vu l'équipement et l'acharnement des cambrioleurs, mais l'enquête le dira", affirme Bryan Masson à ICI Azur.
Selon les informations de la police municipale citée par France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, les deux cambrioleurs ont fui avant l'arrivée des forces de l'ordre sans laisser de trace sur la direction prise. Quatre tableaux "sur les douze que comprend le musée" ont été décrochés par les voleurs, a confirmé Bryan Masson lors d'une conférence de presse. Il s'agit principalement de portraits, tous issus de la même salle d'exposition, selon la police : Portrait de Madame Stephen Pichon, Portrait de Madame Colonna Romano, Jeune Femme au puits et le très connu Coco lisant.
Selon le maire et la police, les suspects ont abandonné deux des quatre tableaux dans le jardin du musée Renoir au cours de leur fuite. "L'une des œuvres retrouvée dans le jardin est 'Madame Pichon' de Renoir, je ne sais pas encore dans quel état elle est", précise auprès d'ICI Azur Caroline d'Amat, adjointe à la culture, au patrimoine et au mécénat de la municipalité de Cagnes-sur-Mer. La deuxième n'a pas encore été identifiée et est dans les mains de la police judiciaire, selon la même source. Les quatre tableaux dérobés pourraient valoir au total 9 millions d'euros, d'après l'élue, citée par France 3. Une enquête a été ouverte par le parquet de Grasse, qui a saisi la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée. Le musée a été fermé au public jusqu'à nouvel ordre.
"Ces faits sont particulièrement graves" et "confirment (...) la nécessité d'engager sans attendre le vaste plan de sécurisation de nos musées et de protection de nos œuvres d'art auquel je me suis engagé", écrit le maire Bryan Masson sur Facebook. Mais ils ravivent des interrogations qui dépassent cette seule commune de Alpes-Maritimes, près d'un an après le casse retentissant au sein du Louvre, le musée le plus fréquenté au monde, pour un préjudice estimé à 88 millions d'euros, dont le butin n'a pas été retrouvé.
Depuis, le ministère de la Culture a fait de la sécurité des musées une priorité, que l'actualité se charge régulièrement de rappeler. Fin juillet, un collier en or appartenant au Trésor de Vix, enfoui il y a 2 500 ans en Bourgogne, a été dérobé en pleine matinée dans un musée de Châtillon-sur-Seine (Côte d'Or), déjà visé par deux précédentes tentatives de cambriolage. Début juillet au nord de Strasbourg, des voleurs avai