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Actualité : OM System PEN : le successeur du PEN-F est là, et il ne coûte pas un bras !
Après une décennie d’attente, OM System renouvelle son PEN-F et simplifie encore davantage son approche. Ce boîtier Micro 4/3 joue la carte de la sobriété rétro maximale et veut incarner la photo de plaisir, sans avoir à (trop) casser sa tirelire.
Appelez-le “PEN”, juste “PEN”. Oui, le successeur de l’Olympus PEN-F, lui-même héritier d’un appareil argentique plus ancien, s’appelle désormais PEN “tout court” et vit sous le pavillon d’OM System.
Dans un marché comptant de moins en moins de références d’entrée de gamme, il se déleste de tout chiffre en fin de nom et incarne, à lui seul, l'offre grand public de la marque. Un boîtier qu’OM System imagine comme un compagnon du quotidien, et non comme une démonstration technique.
Il faut dire qu’axer l’essentiel d'un communiqué de lancement sur le “plaisir de la prise de vue” et un design “intemporel”, plutôt que sur une fiche technique, n’est pas si fréquent. La preuve : le mot “capteur” n’apparaît qu’au bout de plusieurs paragraphes, noyé sous les évocations d’héritage télémétrique et de photographie argentique. Il s’agit là d’un objet de désir assumé, mais doté d'une vraie mission : à l'heure où tout le monde monte en gamme et où un Fujifilm X100VI s'affiche à 1800 €, OM System reste fidèle à la philosophie du premier PEN de 1959 : demeurer abordable. À 999 € nu, le tarif de ce PEN (2026) est étonnamment sage.
Sous sa robe rétro, l’OM System PEN embarque un capteur Live MOS Micro 4/3 de 20 Mpx, associé à un processeur TruePic IX. Rien de neuf sous le capot : c’est exactement le tandem qui équipe l’OM-5 Mark II. Le TruePic IX remonte d'ailleurs à 2020, année de ses débuts sur l’OM-D E-M1 Mark III, du temps où la marque s’appelait encore Olympus. Nous sommes donc loin du capteur empilé et rétroéclairé des OM- et OM-3, deux boîtiers évoluant dans une tout autre sphère tarifaire.
L’autofocus reprend quant à lui les 121 collimateurs croisés de l’OM-5 Mark II. Il fait donc logiquement l'impasse sur la détection IA des véhicules, réservée aux hybrides plus onéreux du fabricant.
Ce choix n’a cependant rien d’un aveu de faiblesse, car cette électronique éprouvée a largement fait ses preuves sur l’OM-5, que ce soit en matière de rendu colorimétrique ou de latitude de retouche en RAW.
Le communiqué l'affirme sans détour : la marque propose un “compagnon photographique du quotidien”, et non une bête de course dopée à la puissance. Plutôt que de survendre la montée en ISO ou les rafales, le fabricant a intelligemment intégré une molette de contrôle des couleurs (Profile Control) en façade. Celle-ci permet de basculer instantanément entre des profils Couleur et Monochrome inspirés du grain argentique. Le viseur électronique, décentré façon télémètre, sert autant le style que le confort de visée.
Le boîtier, très compact, s'avère également un poids plume : 344 g sur la balance (boîtier nu), ce qui donne indéniablement “envie de l’emporter partout”. Si l'encombrement final dépendra de l’optique choisie, la monture Micro 4/3 a l'avantage d'être riche en petites focales fixes et en zooms légers.
La photographie computationnelle (Live ND, Focus Stacking, HDR, exposition multiple) est concentrée derrière un unique bouton CP, évitant ainsi de fastidieuses fouilles dans les menus. À noter que le constructeur insiste lourdement sur la protection “contre la poussière et les éclaboussures”, une première historique pour la gamme PEN.