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Actualité : La Pixel Watch 5 a un net avantage par rapport à la concurrence : une batterie (quasiment) amovible
Google continue de s’intéresser à la réparabilité de ses appareils. La Pixel Watch 5 garde les bonnes idées de sa prédécesseuse et offre donc une meilleure durabilité matérielle que les produits de la concurrence. Mais cela ne fait pas tout.
© Crédit: iFixit - CC BY-NC-SA 3.0 - La Pixel Watch 5 est étonnamment facile à réparer
Choisir une montre est souvent une histoire de préférence personnelle. Mais pour les montres connectées, d’autres critères entrent en jeu, comme la compatibilité logicielle, le système d’exploitation et parfois même la durabilité. Ne pouvant pas vraiment agir sur les deux premiers points, Google a décidé de se démarquer sur le troisième avec sa Pixel Watch 5.
Tout récemment auscultée sur la paillasse d’iFixit, la dernière montre connectée du géant de la recherche se montre particulièrement bienveillante à la réparation.
Exactement comme pour le modèle précédent, un remplacement de batterie sur la Pixel Watch 5 ne nécessite qu’un tournevis et un peu de patience. Après avoir enlevé les deux moitiés de bracelet, il est possible d’ouvrir l’appareil en enlevant les vis torx sur la tranche. Deux coups de tournevis plus tard (sur les mêmes vis vertes que le Pixel 11) et, miracle, la batterie est prête à être remplacée. Pas besoin de décoller quoi que ce soit, de toucher au fragile écran en façade, la réparation est à la portée de quiconque a le bon embout de tournevis. Les pièces détachées se trouvent d’ailleurs sur le magasin d’iFixit.
Pour le spécialiste de la réparation, cette conception lui vaut la jolie note de 9/10 sur l’échelle de réparabilité de la marque et le titre de "montre connectée la plus réparable du marché". Il faut dire qu’en face, l’Apple Watch Series 10 nécessite un étau, un décapeur thermique et beaucoup, beaucoup de délicatesse pour n’enlever ne serait-ce que l’écran.
Pour un accessoire à l’autonomie limitée, comme une montre connectée, remplacer facilement une batterie est pourtant crucial. Au fil du temps et des cycles de charge, cette dernière se dégradera invariablement jusqu’à devenir inutilisable. Pouvoir changer le composant rapidement permet donc de continuer à utiliser cet onéreux gadget quelques années de plus.
Malheureusement, Google ne fait encore les choses qu’à moitié ici. Si la durabilité matérielle est quasiment irréprochable, difficile d’en dire plus du côté du logiciel. Encore une fois, le géant de la recherche ne promet que trois ans de suivi logiciel pour sa montre avec une date d’abandon déjà marquée pour octobre 2029.
Une durée de prise en charge bien trop courte que Google n’a pas fait évoluer depuis sa toute première Pixel Watch. Les téléphones de la même gamme ont pourtant le droit, eux, à sept ans de suivi. Preuve, s’il en fallait, que les obligations européennes sont bel et bien utiles, puisque la durée de mise à jour des téléphones est encadrée, mais pas celle des montres.
À condition de recharger sa montre une fois par jour, comme c’est souvent préconisé, la Pixel Watch 5 atteindra donc le seuil fatidique des 1000 cycles de charge (en dessous duquel la batterie flanche souvent) justement au bout de trois ans. Qui se donnera alors la peine de changer la batterie d’une montre que même son constructeur a abandonnée ?