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L'ex-maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau à nouveau condamné à quatre ans de prison ferme en appel dans l'affaire du chantage à la sextape
La peine, assortie d'un mandat de dépôt, est la même que celle prononcée en première instance, à l'exception de la durée d'inéligibilité, alourdie à dix ans contre cinq ans auparavant.
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L'ancien maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a été condamné en appel à cinq ans de prison, dont un avec sursis, jeudi 10 septembre, pour un chantage à la vidéo intime visant à museler son premier adjoint, Gilles Artigues. La peine, assortie d'un mandat de dépôt, est la même que celle prononcée en première instance, à l'exception de la durée d'inéligibilité alourdie à dix ans contre cinq ans auparavant. Elle est en revanche supérieure aux réquisitions (cinq ans dont trois ferme).
La cour l'a reconnu "coupable d'avoir participé à une entente" en vue "d'exercer un chantage public au préjudice de Gilles Artigues", selon le jugement lu par la présidente. L'ex-maire Les Républicains a aussi été jugé coupable d'avoir "participé à la préparation" du piège contre Gilles Artigues, filmé à son insu en janvier 2015 dans une chambre d'hôtel à Paris en compagnie d'un prostitué. Il a également été reconnu coupable "d'avoir détourné des fonds publics" pour financer ce "kompromat".
L'alliance avec Gilles Artigues, élu centriste bien implanté localement, avait permis à Gaël Perdriau d'être élu à la mairie de Saint-Etienne en 2014. Mais le premier adjoint commençait à prendre ses distances. La vidéo intime a servi à réprimer ses velléités d'indépendance.
"Madame, vous venez de condamner un innocent", a déclaré Gaël Perdriau à la présidente, en signant les documents signifiant son départ immédiat pour la prison. Depuis la révélation de la vidéo en 2022 par Mediapart, il a toujours nié être à son initiative, assurant que le piège avait été monté sans qu'il le sache par trois de ses proches collaborateurs d'alors. Eux admettent avoir joué un rôle dans le piège, mais assurent l'avoir fait à la demande du maire.
L'ancien adjoint à l'éducation et auteur de la vidéo, Samy Kéfi-Jérôme, reste condamné à trois ans de prison ferme. Son ex-compagnon, concepteur du piège, Gilles Rossary-Lenglet, a vu sa peine ramenée à deux ans ferme contre trois. L'ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, n'avait pas fait appel de sa condamnation à deux ans de prison ferme.
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