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Ancien parachutiste de l'armée, engagé au RN, partisan d'une insurrection armée... Qui est César R., le policier mis en cause à Carcassonne pour des propos haineux ?
Après la diffusion d'une vidéo prise lors d'une patrouille en novembre 2025, dans laquelle il tient notamment des propos racistes et misogynes, ce brigadier-chef a été suspendu de ses fonctions mercredi dans l'attente de la conclusion d'une enquête judiciaire.
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Un enregistrement vidéo l'a placé au cœur d'une tempête politique. Sur les images révélées mardi 8 septembre par le quotidien régional Midi libre , César R., chef de patrouille de la police municipale de Carcassonne (Aude), tient des propos racistes, LGBTphobes et misogynes, enregistrés à son insu par sa caméra-piéton, lors d'une patrouille en compagnie de trois autres policiers en novembre 2025.
Mercredi, la justice a annoncé suspendre les quatre policiers le temps de la conclusion de l'enquête, ouverte depuis décembre, bien avant que l'affaire devienne publique. Le Rassemblement national (RN), de son côté, a exclu César R., qui avait participé à plusieurs reprises à son service d'ordre. Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a, lui, promis des "sanctions" à l'égard du brigadier-chef, dont l'avocat assure qu'il "attend sereinement l'issue de l'enquête pénale en cours". Franceinfo vous résume ce que l'on sait de ce policier et de son parcours.
Le profil de ce quinquagénaire sur le réseau social Linkedin, que franceinfo a pu consulter, mentionne son appartenance au 3e puis au 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, deux unités d'élite de l'armée française, pendant une vingtaine d'années à partir de 1995. Un décret du président de la République, daté de 2013, précise que l'homme, à l'époque sergent, est cité pour la médaille militaire. Cette distinction récompense des membres de l'armée en raison de leur ancienneté, de leur parcours "remarquable", de leur "courage" ou d'une "blessure" en service, selon le Code de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire et de l'ordre national du Mérite. Contacté, le ministère des Armées n'a pas précisé à franceinfo la raison de l'obtention de cette distinction.
Sur le même réseau social, cet ancien militaire commentait par ailleurs en 2024 une publication d'un média spécialisé dans la santé et la sécurité au travail, qui évoque le stress post-traumatique. "A qui en parler sérieusement... Six mois de suivi pour rien, c'est lourd...", écrit-il notamment, sans préciser explicitement s'il est lui-même concerné.
Dans la vidéo révélée par Midi libre, le brigadier-chef et certains de ses collègues tiennent des propos racistes, misogynes, LGBTphobes, mais aussi parfois putschistes, appelant à "une dictature en France". Certains des commentaires LinkedIn du policier font état des mêmes idées. A plusieurs reprises, César R. exprime son souhait d'un soulèvement armé en France. "Il serait temps de prendre les armes", écrit-il ainsi en 2023, en réaction à une publication évoquant les victimes des attentats du 13-Novembre. "Il est temps de prendre les armes et de revendiquer nos droits !!!", commentait-il déjà l'année précédente, se disant arrivé "à saturation de toutes ces saloperies que les gouvernements successifs nous font bouffer".
"Réagissons ensemble entre Français de souche et non de papier. (...) Il est temps de reprendre notre pays", écrit-il la même année, à propos de l'agression au couteau d'un policier. "Il faut arrêter d'avoir de la merde dans les yeux et passer à l'action avec une intervention réell et rapide", écrit-il, toujours en 2022, à propos de violences urbaines à Nantes. A plusieurs reprises, il déplore aussi "un pays qui se meurt", ou qu'il estime être "en perdition".
S'il salue plusieurs fois les performances sportives de personnes en situation de handicap, le policier regrette que des personnes "non binaires (...) tiennent la flamme" olympique, à l'occasion des Jeux olympiques de Paris, à l'été 2024.
A partir de 2019, le profil LinkedIn de César R. mentionne son entrée dans la police municipale. A Carcassonne, il était