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J’ai conduit la nouvelle Audi RS 5 : je redoutais l’hybride, mais son moteur électrique est son meilleur atout
L'électricité ne sert pas qu'à réduire la consommation !
Lancer en 2026 une sportive utilisant un moteur thermique est audacieux, tant les normes environnementales sont strictes en Europe. Pourtant, Audi y est arrivé avec la RS 5, qui plus est sans malus CO2 en France. Pour cela, le constructeur a dû ruser : l’utilisation de l’électricité est omniprésente dans le but d’améliorer la sobriété, mais aussi l’agilité de cette grande routière. Le résultat est bluffant de dynamisme, faisant oublier les 2,3 tonnes de la bête.
Audi remplace sa RS 4, un modèle emblématique pour la marque, car il porte en lui les valeurs du constructeur : sportivité, sécurité et technologie. Pour cette nouvelle génération, la RS 4 change de nom et devient la RS 5. Il faut un peu de contexte pour comprendre ce changement de numéro.
L’Audi A4 est historiquement la berline ou le break de milieu de gamme d’Audi. L’Audi A5 est le coupé qui en découle. Toutefois, Audi a décidé de revoir sa structure de gamme avec le passage à l’électrique. L’idée était de réserver les chiffres pairs aux voitures électriques et les impairs aux voitures thermiques et hybrides.
Dans ce contexte, l’Audi A4 est devenue Audi A5 lors du changement de génération, et logiquement, l’Audi RS 4 devient à son tour Audi RS 5. Mais tout ceci était avant le lancement de la nouvelle A6 thermique, qui est restée A6. Il n’y a donc que l’A4 qui est devenue A5.
Si les choses sont revenues dans l’ordre concernant les appellations d’Audi, côté technique, les ingénieurs d’Audi Sport sont face à un défi important, et la nouvelle RS 5 représente un changement de paradigme majeur pour l’avenir de la branche sportive.
En effet, les normes environnementales ne permettent plus à Audi de faire des sportives en s’appuyant uniquement sur un moteur thermique surpuissant. Le 5 cylindres de l’Audi RS 3, pourtant cher à la marque, est menacé, tandis que le V8 biturbo de l’Audi RS 6 l’est également. Audi doit s’adapter et mise donc sur l’hybride rechargeable.
L’Audi RS 5 est la première à adopter cette technologie, et l’Audi RS 6 devrait la suivre sous peu. Le constructeur d’Ingolstadt rejoint alors ses confrères allemands, qui utilisent eux aussi des motorisations PHEV, comme la Mercedes-AMG C 63 S et la BMW M5.
L’Audi RS 5 cache en elle un moteur V6 2,9 biturbo de 510 chevaux et 600 Nm. La marque n’a pas cédé au downsizing comme a pu le faire Mercedes en équipant sa C 63 S d’un 4 cylindres 2,0 turbo.
Les ingénieurs ne se sont pas contentés de prendre le bloc V6 de l’ancienne RS 4 : ils l’ont encore amélioré pour le faire passer de 450 à 510 chevaux. Ce qui serait déjà suffisant pour en faire la RS 4, ou RS 5, la plus puissante de l’histoire.