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Actualité : Comment savoir qui est connecté à mon réseau Wi-Fi domestique : simple et rapide
Un voisin qui pioche dans votre connexion, ce n'est pas qu'une légende. Débit en berne, coupures, appareils inconnus : autant de signes qu'un intrus squatte peut-être votre Wi-Fi. Voici les méthodes fiables pour dresser la liste de tout ce qui se branche chez vous, le mettre dehors et, surtout, l'empêcher de revenir. Au passage, nous vous livrons les fausses astuces à oublier.
© Shutterstock / SOLDATOOFF - Comment savoir qui est connecté à mon réseau Wi-Fi domestique : simple et rapide
Écran figé au milieu d'un film, molette de chargement qui tourne dans le vide… Le réflexe de la victime est immédiat : accuser la box ou râler contre son opérateur. Pourtant, votre abonnement fibre devrait tout avaler sans broncher. Avant d'incriminer votre ligne, posez-vous une question que trop peu de gens se posent : et si un voisin squattait votre Wi-Fi en douce ?
Le moyen le plus fiable de savoir qui est connecté ne coûte rien et ne demande aucun logiciel. Il suffit d'ouvrir l'interface d'administration de votre box, cette page de réglages cachée derrière une simple adresse. Tapez dans votre navigateur l'adresse IP du routeur, le plus souvent 192.168.1.1 ou 192.168.0.1, puis connectez-vous avec les identifiants figurant sous l'appareil.
Cherchez ensuite la rubrique Appareils connectés, ou sa version plus technique, la table des baux DHCP. Vous y verrez la liste de tout ce qui utilise votre réseau. Pour chaque élément figurent une adresse IP, une adresse MAC, cette empreinte unique propre à chaque appareil, un nom d'hôte du type “iPhone-de-Alex”, et la durée du bail.
Le principe est simple : comptez vos propres appareils (téléphones, ordinateurs, téléviseurs, consoles, objets connectés). Si la liste en affiche davantage, un intrus se cache parmi eux. Une astuce facilite encore la surveillance : réservez une adresse IP fixe à chacun de vos équipements connus. Tout nouvel arrivant se verra alors attribuer une adresse hors de vos réservations et sautera immédiatement aux yeux.
Si l'interface de la box vous rebute, des outils gratuits offrent le même résultat de façon plus visuelle. Sur smartphone, Fing s'est imposée comme la référence Android/iOS. En quelques secondes, elle cartographie tout ce qui respire sur le réseau, affiche le fabricant de chaque carte réseau et vous alerte dès qu'un appareil inconnu se connecte. Des alternatives comme My WiFi ou WiFi Thief Detector jouent le même rôle. Sur ordinateur Windows, Wireless Network Watcher, léger et sans installation, dresse la liste en un clic.
Un détail peut toutefois compliquer la lecture. Les téléphones récents, sous iOS comme sous Android, brouillent volontairement leur adresse MAC pour protéger la vie privée. Résultat : des lignes en double ou un nom de fabricant masqué. Un indice permet de les repérer : si le deuxième caractère de l'adresse MAC est un 2, un 6, un A ou un E, il s'agit d'une adresse privée générée par logiciel et non du matériel lui-même. Pour y voir clair sur vos propres appareils, vous pouvez désactiver temporairement cette option le temps de faire l'inventaire.
Plusieurs signaux doivent alerter : un internet qui ralentit sans raison, des coupures intermittentes ou des appareils inconnus dans la liste. Le vieux test qui consiste à éteindre tous ses appareils pour observer le voyant de la box existe toujours, mais il n'est plus fiable. Caméras, assistants vocaux et téléviseurs continuent d'échanger des données en veille et font clignoter le témoin en toute légitimité.
Si vous confirmez une intrusion, la riposte s'organise en trois temps. D'abord, bloquez l'appareil suspect en ajoutant son adresse MAC à la liste noire de la box. Ensuite, et c'est le geste le plus efficace, changez la clé Wi-Fi pour un mot de passe long et unique, mêlant majuscules, minuscules, chiffres et symboles. Tous les squatters sont alors déconnectés d'un coup. Vérifiez au passage que votre réseau utilise le chiffrement WPA3, ou à défaut WPA2 en AES.