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"Une opération de communication" : le rescapé du 13-Novembre Arthur Dénouveaux n'ira pas à la réunion organisée par la justice belge sur la possible libération du logisticien des attentats
La justice belge organise une réunion mercredi pour informer les victimes de la possible libération de Mohamed Bakkali, condamné en France. Le rescapé du Bataclan Arthur Dénouveaux affirme sur franceinfo qu'il "n'ira pas" à cette réunion.
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Selon Arthur Dénouveaux, rescapé de l'attentat du Bataclan, la justice belge organise une réunion, mercredi 16 septembre, au consulat de Belgique avec les parties civiles des attentats de Paris et du Thalys concernant la possible libération de Mohamed Bakkali, condamné en France pour son rôle de "logisticien" dans les attentats du 13-Novembre. "Je n'irai pas parce que je considère que c'est une opération de communication", estime mercredi sur franceinfo Arthur Dénouveaux, au sujet de cette réunion.
Condamné en France, en 2022, à 30 ans de réclusion, avec une période de sûreté de 20 ans, le Belgo-Marocain Mohamed Bakkali purge sa peine en Belgique où il a bénéficié de congés pénitentiaires dans le but de préparer la mise en place d'un bracelet électronique, voire sa libération conditionnelle. "Ce que le procès m'avait offert, c'était l'occasion de tourner cette page. Ce n'est pas pour que j'essaye d'aller renégocier avec la justice belge en coulisses quoi que ce soit. On sait en plus que ce sera tout à fait vain", a poursuivi Arthur Dénouveaux.
Le rescapé du Bataclan dénonce notamment l'application en Belgique de règles d'exécution des peines différentes de celles prévues en France. "On nous avait jamais expliqué que ces remises de peine seraient automatiques. En France, ça fait très longtemps que pour les détenus, en matière de terrorisme, ce n'est pas le cas", a-t-il affirmé. "On pensait qu'il y aurait une forme de respect moral où la justice belge s'arrangerait pour respecter cette période de sûreté, même si elle n'était pas obligée", a-t-il ajouté.
"On n'est pas du tout contre cette possibilité de réinsertion", a expliqué Arthur Dénouveaux. "En revanche, il y avait une promesse qui était celle de l'Etat de droit français, que la peine qui était prononcée allait être respectée", a-t-il estimé. Arthur Dénouveaux a également dénoncé le calendrier de cette réunion.
"En réalité, ils savent bien que ça va se terminer comme ça depuis la fin du procès. Et là, ils le font à la dernière minute en espérant qu'on ne râle pas trop."
Il appelle à une harmonisation européenne des règles applicables aux personnes condamnées pour terrorisme. "Comment est-ce qu'on fait pour que ça ne se reproduise plus ? Comment est-ce qu'on fait pour harmoniser une justice européenne qui doit pouvoir lutter contre des groupes jihadistes internationaux qui sinon choisissent où s'implanter et où préparer leurs attentats pour justement bénéficier de ces remises de peine ?", a-t-il interrogé.
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Attentats du 13-novembre : Mohamed Bakkali libérable en Belgique, une réunion organisée à Paris pour informer les victimes