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Crohn, rectocolite : ces aliments du quotidien réputés sains pourraient attiser l’inflammation
Infections à répétition, inflammation chronique, bactéries résistantes : pour de nombreux patients, l’intestin devient une zone fragile au quotidien. Une étude récente laisse penser que notre organisme dispose déjà d’un mécanisme naturel pour renforcer ses défenses.... Lire la suite
On savait déjà les microplastiques omniprésents dans notre environnement. De nouvelles recherches suggèrent désormais qu’ils pourraient aussi déséquilibrer silencieusement notre flore intestinale, au point d’augmenter le risque de maladies inflammatoires chroniques comme Crohn.... Lire la suite
Si vous avez une MICI, certains aliments « healthy » que vous consommez tous les jours pourraient entretenir l’inflammation… sans que vous le sachiez. En cause : votre organisme ne gère pas l’oxalate, un composé naturel présent dans de nombreux végétaux, de la même manière que celui des personnes en bonne santé.
En France, plus de 300 000 personnes vivent avec une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, selon l'afa Crohn RCH France. Pour ces patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique, identifier les aliments qui aggravent réellement la maladie reste pourtant difficile. Une étude publiée en août 2026 dans Cellular and Molecular Gastroenterology and Hepatology ouvre une nouvelle piste : l'oxalate pourrait s'accumuler dans l'intestin de certains malades et amplifier l'inflammation. Un résultat susceptible de modifier, à terme, les conseils alimentaires qui leur sont proposés.
L’oxalate est naturellement présent dans les végétaux, notamment les épinards, les amandes et les patates douces. Les chercheurs de l'Université de Caroline du Nord ont constaté que deux protéines participant à son transport, SLC26A2 et SLC26A3, étaient moins abondantes dans les tissus intestinaux des patients atteints de Crohn ou de rectocolite hémorragique.
Infections à répétition, inflammation chronique, bactéries résistantes : pour de nombreux patients, l’intestin devient une zone fragile au quotidien. Une étude récente laisse penser que notre organisme dispose déjà d’un mécanisme naturel pour renforcer ses défenses.... Lire la suite
L'oxalate serait alors moins bien absorbé et resterait davantage dans l'intestin. Les patients atteints de Crohn en présentaient effectivement des concentrations plus élevées dans leurs selles que les personnes sans MICI, alors que les deux groupes consommaient des quantités comparables d'aliments végétaux.
« Cela nous a indiqué qu'il ne s'agissait pas seulement de ce que les patients mangeaient. Leur intestin gère fondamentalement l'oxalate d'une manière différente », explique Anna Salvador, première autrice de l'étude.
Malgré une consommation comparable d’aliments végétaux tels que les épinards ou les amandes, les patients atteints de Crohn présentaient davantage d’oxalate dans leurs selles que les personnes sans MICI. Une différence qui suggère que leur intestin ne métabolise pas ce composé de la même façon. © Highwaystarz-Photography, iStock
Dans plusieurs modèles murins, une alimentation enrichie en oxalate a accéléré l'apparition de la colite et augmenté sa sévérité. Chez des souris recevant parallèlement un produit destiné à provoquer une inflammation du côlon (dans un modèle de colite chimiquement induite), elle a même réduit les chances de survie de 60 %. En laboratoire, l'oxalate a également accentué la réponse inflammatoire de certaines cellules immunitaires.