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iPhone 18 Pro deuxième au classement DxOMark avec 172 points : pourquoi un smartphone au zoom moyen devance les photophones Android
Le classement DxOMark est devenu un argument de brochure, et c’est un problème, parce que le chiffre global cache la seule chose intéressante, la façon dont il est construit.
Le laboratoire français, fondé en 2008 et devenu une entreprise de tests commerciale dont les constructeurs sont aussi des clients, mesure chaque téléphone sur des centaines de scènes, en labo et en extérieur, et produit deux sous-scores, Photo et Vidéo, qu’il combine en une note. Depuis la version 6 de son protocole, il ajoute des « cas d’usage », portrait, basse lumière, zoom, qui sont publiés mais ne comptent pas dans la note finale. Retenez ça, c’est la clé de tout ce qui suit.
Le test complet de l’iPhone 18 Pro donne 171 en Photo et 176 en Vidéo, pour un total de 172. Le Huawei Pura 80 Ultra, premier depuis août 2025, a 180 en Photo et un total de 175. Le Xiaomi 17 Ultra a 170 en Photo, 157 en Vidéo, total 166, dixième.
Trois lignes du tableau font la deuxième place. La vidéo d’abord, 176, le meilleur score jamais attribué par DxOMark, avec 189 sur le capteur principal, un record aussi. Le laboratoire parle d’une « stabilisation efficace, même en courant, avec un rendu fluide et naturel renforcé par la capture à 60 images par seconde » (traduction) et de transitions de zoom « très fluides » pendant l’enregistrement.
Le Xiaomi 17 Ultra prend 157 sur le même sous-score, dix-neuf points de moins, et ce seul écart suffit à inverser le classement entre les deux, puisque la vidéo pèse autant que la photo dans la note globale. Personne ne conteste que l’iPhone filme mieux que tout le monde, et DxOMark le dit avec des chiffres.
La basse lumière ensuite, où l’iPhone 18 Pro prend le meilleur score du classement, 150, et où DxOMark le décrit comme « l’un des appareils les plus performants » avec des images « bien exposées, une large plage dynamique et un rendu des couleurs agréable ».
C’est le point sur lequel l’ouverture ƒ/1,48 change vraiment quelque chose, et tous les tests de la semaine dernière l’avaient dit. Et le capteur principal enfin, 181 en photo contre 175 sur le 17 Pro, six points de gain sur une génération, avec un bokeh qui passe de 170 à 175. DxOMark attribue explicitement ce gain à l’ouverture variable : « une force particulière, qui améliore significativement la capacité à maintenir la netteté dans les scènes complexes et en présence de plusieurs sujets ». La photo de groupe, précisément le cas d’usage pour lequel le 17 Pro s’était fait épingler l’an dernier, « les visages en arrière-plan perdant leurs détails » avec une ouverture fixe.
Numerama a compté que l’automatique choisit ƒ/1,48 sept fois sur dix et ne ferme à ƒ/4 qu’une fois sur dix, sur des groupes ou des scènes très lumineuses, et tous les testeurs ont jugé le diaphragme « gadget ».
DxOMark, lui, le note comme la meilleure nouveauté de l’année. Les deux ont raison, parce qu’ils ne mesurent pas la même chose. Un testeur juge ce que le smartphone fait sur ses photos à lui, un laboratoire juge ce qu’il fait sur la scène de groupe standardisée où l’ouverture variable est conçue pour intervenir. Sur cette scène, le 18 Pro garde le visage du fond net, le 17 Pro non, et le Pura 80 Ultra, qui a aussi une ouverture variable, oui. Le gadget sert dans un cas sur dix. DxOMark note ce cas-là.
Le téléobjectif de l’iPhone 18 Pro est noté 143 en photo. Celui du Xiaomi 17 Ultra, 169. Celui de l’Oppo Find X9 Ultra, meilleur de la catégorie, 173. Trente points d’écart avec le meilleur, vingt-six avec le Xiaomi, sur un sous-score qui ne pèse qu’une fraction de la note. En cas d’usage zoom, non comptabilisé, l’iPhone prend 138 quand le Vivo X300 Ultra prend 161.