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Faillite du n°1 du vélo en Europe : 60 repreneurs se montrent intéressés pour reprendre Accell
Accell Group, le géant néerlandais propriétaire de Batavus, Sparta, Koga, Raleigh, Ghost, Winora ou encore Lapierre, a été placé en faillite par le tribunal d’Amsterdam le 11 août 2026. Pour les administrateurs judiciaires, l’enjeu maintenant est de trouver qui aura les moyens et l’envie de reprendre le groupe considéré comme le n°1 du vélo en Europe.
Dès le mois d’août, ils ont lancé une vaste opération pour dénicher des repreneurs, nous apprend le premier rapport public des curateurs, publié le 22 septembre.
Les curateurs sont épaulés par le cabinet de conseil FTI Consulting, qui joue le rôle de conseil en fusions-acquisitions. Plus de 300 repreneurs potentiels ont d’abord été sollicités. À chaque candidat, les administrateurs ont présenté en détail Accell Group, les marques qui le composent, les actifs ou encore la base clients.
Pour accéder aux informations détaillées, réunies dans une data room sécurisée, les candidats doivent passer une seconde étape : accepter les conditions fixées dans une lettre de procédure et verser un droit d’entrée remboursable de 20 000 euros.
Sur plus de 300 pistes explorées, 103 candidats ont franchi ce second cap, qui leur a ouvert la data room : de quoi éplucher les chiffres du groupe avant d’engager leur argent.
Au 31 août, date limite fixée par les curateurs, 60 d’entre eux avaient remis une offre non engageante. À partir de là, un vrai travail de négociation débute. Les curateurs ont ensuite ouvert les discussions avec les candidats aux offres les plus intéressantes.
Les offres reçues ne portent pas toutes sur l’ensemble du groupe : certaines visent une seule marque, d’autres des groupes de marques avec les stocks et l’activité qui vont avec. Accell pourrait donc être vendu par morceaux, et ses marques finir chez des propriétaires différents.
Les créanciers gardent aussi la main : les fonds qui ont prêté 288 millions d’euros au groupe détiennent un gage sur ses marques, et se réservent le droit de les récupérer en se payant sur leur créance si aucune offre ne leur convient.
À la publication du rapport, le 22 septembre, les négociations étaient toujours en cours avec plusieurs candidats, sur différents lots d’actifs. Les curateurs décrivent un processus intensif et long, qui se complexifie par la taille du groupe, le nombre de créanciers qui détiennent des garanties et la coordination avec les procédures ouvertes à l’étranger. Les curateurs ne révèlent rien sur l’identité des candidats, les montants des offres, ou vers qui se dirigent les négociations.
En attendant un repreneur, l’activité n’est pas totalement à l’arrêt aux Pays-Bas. Les 344 salariés des sociétés néerlandaises ont reçu leur lettre de licenciement le 13 août, mais les curateurs ont réembauché 65 d’entre eux pour deux mois. Leur mission : écouler les stocks auprès des vélocistes, via la plateforme de vente habituelle du groupe.