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Test iPhone 18 Pro : l'iPhone le moins excitant de la décennie
Les nouveaux iPhone 18 Pro et 18 Pro Max ont un goût de réchauffé. Même design, mêmes capteurs photo, même écran… Mais un ticket d’entrée plus onéreux que jamais. La nouvelle puce gravée en 2 nm et, surtout, ce fameux objectif à ouverture variable justifient-ils à eux seuls de craquer pour le nouveau smartphone à la pomme ?
Vous savez lire entre les lignes de cette intro prudente, voire méfiante. C’est vrai, j’accueille cet iPhone 18 Pro les bras croisés. Rassurez-vous, mon esprit reste quant à lui grand ouvert — charge à Apple de me convaincre avec son nouveau flagship qui, désormais, se paie donc près de 1500 €. La firme de Cupertino se moque-t-elle de son monde en surfacturant un smartphone a priori aussi paresseux ? Cherche-t-elle, par rebond, à nous encourager d’attendre son iPhone Duo qui nous met autrement plus d’étoiles dans les yeux ? Ou, alors, essaie-t-elle de nous prouver par A + B que, en vrai, il fonctionne encore très bien, notre iPhone d’il y a un ou deux ans, non ?
Test réalisé sur un smartphone prêté par le constructeur.
Les rumeurs le prédisaient et ont une nouvelle fois vu juste : l’iPhone 18 Pro a les mêmes mensurations que son prédécesseur, au millimètre près. Seul son poids varie légèrement. Par rapport à l’iPhone 17 Pro, on passe de 206 à 211 grammes. Rien de remarquable à l’usage. Notez que, pour une fois, les coques de l’an dernier sont donc compatibles avec le nouveau modèle. C’est toujours ça d’économisé.
La principale nouveauté esthétique cette année, ce sont donc les nouveaux coloris. La belle affaire. J’avoue ne pas être particulièrement conquis par le line-up, même si le modèle bordeaux est plutôt sympa. Par contre, j’apprécie que l’aspect bicolore (la plaque centrale) soit désormais plus homogène et pique un peu moins les yeux que sur l’iPhone 17 Pro orange.
Pour le reste, rien ne bouge. On trouve les mêmes boutons, la même Commande de l’appareil photo (quoique débarrassée de son irritant système capacitif par défaut), la même certification IP68, et le même verre Ceramic Shield que l’année dernière. Ce n’est clairement pas sur le design qu’il faut venir jouer aux sept différences.
Sur l’écran alors ? Oui et non. L’iPhone 18 Pro dispose toujours d’une dalle OLED de 6,3" de 450 ppp, rafraîchie à 120 Hz, mais qui propose cette fois une surface d’affichage un poil plus généreuse grâce à cette Dynamic Island (l’encoche) amincie de 25 %. Une prouesse accomplie en reléguant le capteur infrarouge nécessaire à Face ID dans l’angle supérieur gauche de l’iPhone, par un habile réagencement des pixels invisible à l'œil nu. De fait, on peut désormais aligner trois activités suivies au lieu de deux sur les anciens modèles. Je ne tombe pas à la renverse, mais je suis toujours partant pour une encoche plus discrète.
Rien à signaler non plus du côté de la luminosité ou de la colorimétrie. Apple s’en tient à un pic lumineux de 3000 nits qui garantit une très bonne lisibilité et met parfaitement en valeur les contenus HDR. Justement calibrées, les couleurs m’apparaissent plutôt neutres, avec une couverture généreuse du gamut DCI-P3 que trahit la richesse importante de l’afficheur.
Cette année, Apple passe sur une puce A20 Pro gravée en 2 nm. La toute première pour un iPhone. Alors que la fréquence d’horloge de son CPU approche des 5 GHz, la firme ajoute aussi un septième cœur à son GPU afin de décupler encore les performances graphiques du smartphone. Les benchmarks en témoignent : c’est absolument excellent.
Bien évidemment, aucun jeu du marché ne résiste. Tout se lance avec les graphismes à fond et le framerate déverrouillé. Mieux : Apple améliore encore la formule thermique avec une chambre à vapeur nouvelle génération qui répartit mieux la montée en température sur toute la surface du smartphone afin d’éviter l’effet « hotspot » qui pouvait se manifester sur les générations précédentes (en particulier l’iPhone 15 Pro). Dès la configuration initiale, j’étais impressionné. Transférer les données d’un iP