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Critique Carrie (Prime Video) : Mike Flanagan réinvente avec brio le classique de Stephen King
Carrie, le roman culte de Stephen King, est une fois de plus adapté à l’écran, cette fois sous forme de série signée par le maître de l’horreur Mike Flanagan. Voici notre critique, garantie sans spoilers.
Que vous connaissiez déjà l’histoire de Carrie White ou non, préparez-vous à la (re)découvrir dans la série Carrie de Mike Flanagan. À travers huit épisodes qui modernisent l’histoire de la jeune fille aux pouvoirs télékinétiques, le créateur de The Haunting of Hill House et Sermons de minuit revisite le roman culte de Stephen King et le rend plus que jamais d’actualité.
Si on pouvait craindre qu’une énième adaptation de Carrie n’apporte pas grand-chose à cette histoire portée pour la première fois à l’écran par Brian De Palma en 1976, il ne fallait pas sous-estimer la créativité de Flanagan, qui signe ici sa meilleure adaptation de Stephen King. Découvrez notre critique de Carrie, garantie sans spoilers.
Carrie White est une lycéenne marginale qui a passé sa vie recluse entre les quatre murs de sa maison avec sa mère, Margaret, farouchement protectrice. Après la mort soudaine et prématurée de son père, qui la plonge dans l’univers impitoyable d’un lycée public, Carrie doit faire face à un scandale de harcèlement viral qui secoue sa communauté, à la pression incessante et à la cruauté désinvolte de l’ère des réseaux sociaux, ainsi qu’à l’éveil de mystérieux pouvoirs télékinétiques qui se manifestent parallèlement à son adolescence.
Comment de nouveau adapter Carrie ? Le premier roman de Stephen King a déjà donné lieu à trois films et une comédie musicale, alors que peut apporter une version sérielle à cette histoire culte de l'horreur moderne ? Mike Flanagan a trouvé la solution à ce challenge : approfondir l'univers de Carrie, mais aussi et surtout de lui donner un twist contemporain.
En 2026, Carrie ne fait pas du tout affaire à la même chose que celle des années 1970. La Carrie des temps modernes évolue à une époque où les réseaux sociaux sont rois, où la société est extrêmement polarisée et où l'innocence et la gentillesse sont perçues comme des faiblesses.
Summer H. Howell est Carrie dans la série de Mike Flanagan.
Cette Carrie White, qui n’est jamais allée plus loin que le jardin de ses parents, n’a donc pas les outils pour faire face à un tel environnement, et c'est exactement là-dessus que s'appuie cette nouvelle version de l'histoire de King.
Au cours des huit épisodes que compte la série, Flanagan développe l’histoire de Carrie White et des événements qui ont conduit à son tragique bal de promo en la confrontant à la dureté de la vie moderne, entre harcèlement en ligne et menace de fusillade, pour mieux nous rappeler que l’expérience d’un adolescent d’aujourd'hui n'a rien à voir avec celle des générations précédentes.
Margaret White et Carrie White dans la série Prime Video.