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"Nous espérons retrouver d'autres ossements, notamment le crâne", dit la première présidente de la cour d'appel de Toulouse avant une nouvelle reconstitution dans l'affaire Jubillar
Après cinq ans de déni, Cédric Jubillar a finalement avoué en juillet le meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel. Une nouvelle reconstitution a lieu vendredi dans le Tarn pour déterminer si oui ou non, il y a eu préméditation.
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Condamné à 30 ans de réclusion criminelle, pour le meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Cédric Jubillar a changé de ligne de défense début juillet, admettant l'avoir étranglée lors d'une dispute.
Sur ses indications, les ossements de Delphine sont retrouvés le lendemain dans un champ où il l'a ensevelie, à dix kilomètres de leur domicile. De nouvelles fouilles ont eu lieu mercredi et jeudi et une reconstitution a lieu vendredi 2 octobre à Cagnac-les-Mines et à Mailhoc, "de façon à pouvoir vérifier si les dires nouveaux de Cédric Jubillar sont compatibles avec les éléments matériels des ossements", explique sur franceinfo Chantal Ferreira, première présidente de la cour d'appel de Toulouse. "Nous espérons retrouver à travers ces fouilles d'autres ossements, notamment le crâne. Il est évident que l'étranglement porte sur des tissus mous qui ne seront pas retrouvés, mais on peut aussi savoir, à travers un crâne, si elle a reçu des coups".
Pourquoi les données géographiques du téléphone de Cédric Jubillar relancent la piste d'une possible préméditation du meurtre de son épouse
La reconstitution qui se déroule ce vendredi "a pour objet de permettre à la cour d'assises d'appel, qui statuera au mois de mai 2027, d'avoir le maximum d'informations possible pour déterminer la peine qui sera prononcée contre [Cédric] Jubillar", ajoute la magistrate. Le procès en appel du peintre plaquiste devait avoir lieu en septembre, mais il a été décalé après ses aveux en juillet dernier.
Cédric Jubillar a-t-il vraiment tué sa femme chez eux sous le coup de la colère en l'étranglant pour qu'elle se taise, comme il le prétend ? A-t-il pu creuser à mains nues le tas de compost pour y cacher son corps alors que la terre était à moitié gelée en décembre ? Le peintre-plaquiste dément toute préméditation et dit avoir agi dans la panique. "Dans le procès d'appel, c'est la différence avec le procès de première instance, la question de la culpabilité de Cédric Jubillar ne se pose plus, puisqu'il explique avoir lui même tué sa femme", détaille Chantal Ferreira. Lors du procès en appel, les "juges auront besoin de savoir s'il y a eu préméditation ou pas préméditation". "Les recherches qui sont faites actuellement, les reconstitutions, sont vraiment faites dans la perspective du procès."
Le procès en appel de Cédric Jubillar se tiendra à Toulouse du 30 avril au 14 mai. Delphine Aussaguel avait 33 ans. Infirmière, elle était mère de leurs deux enfants. Cédric Jubillar encourt la perpétuité.
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