// FRANDROID — MOBILE & WEB
On a testé le premier fatbike d’UTO (ex-Eovolt) : un monstre de confort e une excellente autonomie
Vélos électriques •
2026
Le fatbike électrique est une grande tendance dans le monde des vélos électriques, avec des marques que l’on n’attendait pas forcément sur ce créneau, dont UTO. La marque française (ex-Eovolt), plutôt spécialisée dans le vélo pliant électrique avec ses récents PRO20 et PRO16 déjà testés sur Frandroid, s’y met en 2026 pour défier Ritmic ou encore Kino Bikes.
Nous avons découvert son premier fatbike électrique, l’OG200, lors d’une courte balade à son lancement en juin. Il vise un double usage : celle d’un fatbike biplace classique, mais aussi celle d’un vélo cargo, avec 200 kg de charge et des accessoires pour le transport.
Nous avons testé ce fatbike cargo pendant deux semaines afin de déterminer ses capacités en biplace et en usage seul, l’agrément sur la route, les performances et l’autonomie.
Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.
Niveau géométrie, l’UTO OG200 respecte vraiment sa promesse, qui est celle du fatbike. Des roues de 20 pouces équipées de pneus de 4 pouces de large (100 mm), un gros phare avant, une selle biplace, on est vraiment sur un format classique de ce point de vue là. Plus original, il s’inspire de certains modèles type Unikride ou Ritmic, avec un cadre ouvert qui facilite l’enjambement et une double suspension.
UTO a également voulu y mettre sa patte personnelle avec une apparence flatteuse via ses tubes fins à la peinture gris mat, sans soudure apparente. De plus, la qualité de fabrication et d’assemblage est propre, notamment par rapport à certains modèles venus d’Asie, qui sont un peu moins rigoureux en la matière.
Ce fatbike reste un vélo de ville électrique, donc équipé pour le quotidien. L’OG200 possède des garde-boues généreux, une béquille centrale avec de larges pieds pour la stabilité, des pédales pliantes et l’éclairage lié à la batterie avec un feu-stop. Précision, l’arrière du phare façon miroir aide un peu à la rétrovision, mais ne remplace pas un vrai rétroviseur à installer au guidon. Autre détail, le feu arrière sous la selle peut être parfois masqué par un habit long du passager.
Pour profiter des 200 kg de charge, qui s’ajoutent aux 35 kg mesurés du vélo, il faut passer par des options que nous avons pu tester. À l’avant, le pizza-rack (69,99 €) est une grande plateforme qui supporte 10 kg, bien pour des colis ou des accessoires, le tout avec une fixation MIK (moins pour des sacs souples).
À l’arrière, le porte-bagages (79,99 €, 27 kg maximum) se fixe dans l’extension de la selle. Il permet deux améliorations : un panier ou un siège enfant à fixation MIK HD, certes sans possibilité de porte-sacoches (dommage), et une paire de poignées moulées dans la structure afin de procurer une meilleure position au passager. Un petit dossier/poignées existe aussi (non testé) à 40 €, mais il est incompatible avec le porte-bagages, car les deux utilisent les mêmes points de fixation.