// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
"J'avais de bons souvenirs là-bas" : un collège de Metz incendié dans la nuit
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Adressez vos remarques à
Pascal Doucet-Bon
Le collège François Rabelais, à Metz, a été brûlé dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 octobre. L'incident survient dans un contexte de tensions en marge de la colère des lycéens.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le préau d'un collège, transformé en brasier. Il est environ 23 heures, vendredi 2 octobre, lorsque des individus incendient des voitures garées dans l'enceinte du collège François Rabelais de Metz (Moselle). L'incendie se propage, la cour et les sanitaires sont totalement détruits. Samedi matin, devant l'établissement, une collégienne de sixième est sonnée : "J'avais de bons souvenirs là-bas. C'était ma première année."
Depuis le début du mouvement lycéen, les échauffourées se multiplient. Heurts, dégradations de mobilier urbain, plus de 5 000 interpellations depuis lundi 28 septembre, dont 85% de mineurs en Île-de-France. À Marseille (Bouches-du-Rhône), un jeune homme âgé de 15 ans ayant aspergé une femme avec un lance-flammes a été interpellé.
À Belfort (Territoire de Belfort), c'est un mineur de 17 ans qui est en garde à vue. Il aurait participé au lynchage d'un policier au sol. Quelques minutes auparavant, sur des images tournées par des témoins, on distingue ce même policier en civil interpeller un jeune homme dans le lit d'une rivière. C'est au moment où il tente de quitter les lieux qu'il est violemment pris à partie par les camarades du lycéen interpellé, qui auraient voulu le défendre. "Le lycéen qui s'est fait arrêter par le policier a été coulé dans la rivière. C'est pour ça qu'après les lycéens étaient violents avec les policiers, mais ce n'est pas mérité. Il a été noyé, c'est pour ça qu'il y a eu ce sentiment de vengeance", assure un jeune homme.
Samedi matin, le procureur du Territoire de Belfort, Paul-Édouard Lallois, tient à rétablir les faits : "L'individu ne se laisse pas faire, ce qui va entraîner une interpellation assez délicate pour ce policier qui est en civil et qui est, à ce moment-là, tout seul. Dans le lit de rivière, vous avez l'équivalent de la taille d'une cheville. Il n'y a pas de quoi se noyer."
Des policiers sont mis en cause dans plusieurs interpellations violentes. À Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise), un jeune homme touché au visage a été victime d'une double fracture à la mâchoire. Pour l'heure, cinq enquêtes sont confiées à l'IGPN.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?