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Colère des lycéens : après le passage à tabac d'un policier, le flou persiste
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Un policier en civil a été passé à tabac par une dizaine de personnes, vendredi 2 octobre, devant un lycée de Belfort (Territoire de Belfort). Alors que certains témoins mettent en avant une tentative de noyade, une enquête a été ouverte.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Que s'est-il passé avant le passage à tabac d'un policier en civil ? Grâce aux vidéos postées sur les réseaux sociaux, nous avons reconstitué les faits. Vendredi 2 octobre, des lycéens manifestent devant le lycée Courbet de Belfort (Territoire de Belfort). La situation est tendue.
Selon les forces de l'ordre, plusieurs individus les caillassent. L'un des policiers procède à une interpellation. Habillé en bleu marine, le policier enjambe, menotte, puis plaque au sol le suspect dans le lit d'un ruisseau. Ce cours d'eau se situe à quelques mètres seulement du lycée. D'après des témoins, certains élèves ont voulu défendre leur camarade. "Il a été coulé dans la rivière. C'est pour ça que les lycéens étaient violents avec les policiers, mais ce n'est pas mérité. Vous voyez, c'est pour ça qu'il y a eu un sentiment de vengeance", assure un jeune homme.
Dans le parc, au moment où le policier quitte les lieux avec l'interpellé, il est pris à partie. Le policier esquive un premier coup, asperge de gaz lacrymogène ses agresseurs. L'interpellé prend la fuite, le fonctionnaire tombe au sol. Immédiatement, une dizaine de personnes le rouent de coups.
Le procureur, Paul-Édouard Lallois, dément l'hypothèse d'une tentative de noyade et parle d'une arrestation musclée : "L'individu ne se laisse pas faire, ce qui va entraîner effectivement une interpellation assez délicate pour ce policier qui est en civil et qui est à ce moment-là tout seul. Dans le lit de la rivière, vous avez l'équivalent de la taille d'une cheville. Il n'y a pas de quoi se noyer."
Le policier est sorti de l'hôpital vendredi soir. Une enquête pour tentative d'homicide volontaire a été ouverte. L'un des agresseurs présumés, placé en garde à vue hier soir, est ressorti sans poursuite, mais de nouveaux suspects identifiés devraient bientôt être entendus.
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