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Ce que l'on sait après qu'un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade à Lens lundi, en marge d'une manifestation devant un lycée
L'Inspection générale de la police nationale a été saisie pour "délit de violence ayant entraîné une mutilation, une infirmité permanente", a annoncé le procureur de Béthune.
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Depuis le début du mouvement de contestation des lycéens, l'Inspection générale de la police nationale a été saisie de plusieurs enquêtes, après que des jeunes ont été gravement blessés lors de heurts avec les forces de l'ordre. Parmi les faits que doit éclaircir "la police des polices" : les circonstances dans lesquelles un élève de 15 ans a eu la main arrachée, lundi 5 octobre, à Lens (Pas-de-Calais).
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Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a déploré une situation "humainement dramatique". "C'est évidemment un drame, on n'a pas à perdre sa main dans une manifestation", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, mardi sur France Inter. "Il n'y a aucune manifestation qui devrait produire un drame aussi terrible. Aucune", a estimé Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, sur ICI Nord, mardi matin.
Scolarisé en seconde au lycée professionnel Auguste-Béhal de la ville, l'adolescent a été hospitalisé à Lille et "ses jours ne sont pas en danger", a détaillé lundi après-midi le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch.
Les faits se sont déroulés lundi matin "vers 10h30", aux abords du lycée professionnel Auguste-Béhal, à Lens, a détaillé le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch. Il y avait un "regroupement de 200-250 lycéens qui ont projeté sur les policiers de la circonscription des pierres, des feux d'artifice, des mortiers", a-t-il décrit, ajoutant qu'une compagnie de CRS avait été déployée devant le lycée pour assurer le maintien de l'ordre.
"Une compagnie d'intervention du Pas-de-Calais était prise à partie de manière extrêmement virulente", avec "des jets de projectiles" et "au moins un cocktail Molotov lancé", a décrit de son côté le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, interrogé mardi sur le déroulement des faits. "Il y a eu les sommations réglementaires", a-t-il encore précisé, reconnaissant qu'il s'agissait "évidemment" d'"un drame". "J'ai une pensée pour ce jeune, sa famille, ses camarades (…), on n'a pas à perdre sa main dans une manifestation", a ajouté le ministre, rappelant qu'"une enquête dira[it] dans quelles conditions les faits se sont produits".
Au micro d'ICI Nord, des lycéens ont déclaré que les faits s'étaient produits pendant un mouvement de foule.
L'Inspection générale de la police nationale a été saisie dès lundi pour "délit de violence ayant entraîné une mutilation, une infirmité permanente," "afin que toute la lumière soit faite sur la chronologie et la relation des faits", a annoncé le procureur de Béthune, Etienne Thieffry, en conférence de presse.