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Darwin doit-il être mis à jour ? Une théorie vieille de 200 ans revient bouleverser notre vision de l’évolution
L'Homme est actuellement classé dans le Règne animal, l'un des six Règnes auxquels sont assignés les êtres vivants. Pourtant, l'intelligence d'Homo sapiens constitue un caractère tout à fait nouveau qui pourrait justifier son placement dans un Règne particulier, le Règne humain. Ce caractère est en effet à l'origine d'un bouleversement évolutif en instaurant une évolution sociologique de nature lamarckienne, qui est plus efficace que l'évolution biologique de nature darwinienne. Toutefois, l'hétérogénéité de développement des populations humaines conduit à considérer le nouveau Règne comme inachevé.... Lire la suite
« L'imposture darwinienne », « Evolution : une théorie en crise », « Le darwinisme en question : science ou métaphysique ? ». A lire les titres des magazines ou de certains livres, on pourrait avoir l’impression que la théorie de l’évolution traverse une crise dramatique. Les biologistes seraient-ils contraints de remettre en question l’idée même d’évolution ? Cette théorie serait-elle devenue obsolète ? Et d’ailleurs peut-on confondre darwinisme et théorie de l’évolution ?... Lire la suite
Jean-Baptiste Lamarck suggérait dès 1809 que les organismes transmettent à leur descendance les traits acquis au cours de leur vie. Longtemps ridiculisée, cette idée connaît aujourd'hui un retour fracassant. La biologie moderne lui donne raison, au moins en partie. De quoi bousculer notre vision de l'évolution.
[EN VIDÉO] Charles Darwin propose un mécanisme pour expliquer l’évolution des espèces au fil du temps : les individus qui disposent d’un avantage dans un environnement particulier le transmettent à leurs descendants. C’est la sélection naturelle.
Pendant plus d'un siècle, le lamarckisme a été relégué au rang de curiosité historique, l'exemple même de la mauvaise théorie. L'expérience d'August Weismann en 1904, qui coupait la queue de rats sur plusieurs générations sans jamais observer de descendants sans queue, semblait avoir définitivement enterré l'affaire.
Pourtant, depuis une vingtaine d'années, les données s'accumulent et remettent cette idée sur la table. Cette réhabilitation a eu lieu progressivement, mais si vous l'avez manquée, elle mérite vraiment qu'on s'y attarde, car elle change notre compréhension profonde du vivant.
Le ver C. elegans, long d'à peine 1 millimètre, est devenu l'une des stars involontaires de ce débat. Exposé à des infections virales, à la famine ou à des températures stressantes, cet organisme développe des adaptations pour mieux y faire face. Jusque-là, rien d'extraordinaire. Ce qui l'est, en revanche, c'est que ses descendants naissent déjà dotés de ces mêmes capacités, sans jamais avoir subi le stress eux-mêmes.
L'Homme est actuellement classé dans le Règne animal, l'un des six Règnes auxquels sont assignés les êtres vivants. Pourtant, l'intelligence d'Homo sapiens constitue un caractère tout à fait nouveau qui pourrait justifier son placement dans un Règne particulier, le Règne humain. Ce caractère est en effet à l'origine d'un bouleversement évolutif en instaurant une évolution sociologique de nature lamarckienne, qui est plus efficace que l'évolution biologique de nature darwinienne. Toutefois, l'hétérogénéité de développement des populations humaines conduit à considérer le nouveau Règne comme inachevé.... Lire la suite
Le mécanisme impliqué repose sur de petites molécules appelées ARN (acides ribonucléiques). Sous l'effet du stress, l'organisme adulte produit ces ARN pour réguler l'activité de ses gènes. Des protéines spécifiques les transfèrent ensuite aux œufs, et la progéniture hérite directement des bénéfices. C'est exactement ce que Lamarck décrivait, mais avec un mécanisme moléculaire précis que lui-même ne pouvait pas imaginer.
Ce phénomène ne se limite pas à un seul ver. Voici quelques exemples bien documentés d'héritage de traits acquis :