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Test Hyundai Ioniq 3 N Line Evo 61 kWh : enfin une Hyundai 100 % électrique taillée pour l'Europe
Hyundai s'attaque au cœur du marché européen avec son SUV citadin Ioniq 3. Il s'agit du plus petit modèle de la gamme de voitures électriques reposant sur la plateforme dédiée Ioniq.
Le constructeur sud-coréen Hyundai a su se faire une place de choix sur le marché des véhicules électriques, d'abord avec des modèles dérivés de plateformes thermiques, à l'image de la Ioniq Electric, puis avec des modèles à plateforme dédiée, tel le crossover Ioniq 5 dont la fiche technique reste aujourd'hui encore parfaitement d'actualité.
Cette deuxième offensive s'est toutefois concentrée sur les segments supérieurs avec une visée mondiale, tandis que les voitures électriques les plus accessibles de la marque continuaient de dériver de bases thermiques.
L'heure est désormais venue pour Hyundai de compléter sa gamme Ioniq par le bas. C'est la mission du Ioniq 3, un SUV citadin développé spécifiquement pour le marché européen.
Ce Ioniq 3 laisse le choix entre deux batteries de 42 et 61 kWh utiles pour une autonomie WLTP atteignant respectivement 344 km et 497 km. La première version s'affiche à partir de 29 995 €, quand la seconde réclame a minima 33 995 €, hors prime CEE, à laquelle toutes les déclinaisons du SUV sont éligibles grâce à une production localisée en Turquie.
Le catalogue ne compte pas moins de six niveaux de finition, dont la version N Line Evo de notre modèle d'essai qui coiffe la gamme. À l'instar de la déclinaison N Line classique, celle-ci fait l'impasse sur la batterie de 42 kWh, réservée aux deux premiers niveaux. Notre modèle d'essai haut de gamme fait ainsi grimper la note à 43 595 €.
En guise de comparaison, une Renault 4 E-Tech Autonomie Confort, certes moins endurante, ne coûte que 37 490 € (hors prime CEE) en finition haut de gamme Iconic. On ne peut pourtant pas dire que la française soit particulièrement bon marché. Une Megane E-Tech Esprit Alpine s'affiche quant à elle à 40 500 € (hors prime CEE), conservant un avantage tarifaire conséquent avec, cette fois, une autonomie supérieure.
Le Hyundai Ioniq 3 s'inspire du concept THREE qui laissait espérer une version modernisée du coupé Veloster. Le modèle de série affiche toutefois une ligne plus proche de celle d'un SUV, malgré une hauteur de 1,51 m, inférieure à celle de certaines citadines. Sa longueur de 4,16 m (4,17 m pour les versions N Line), quant à elle, le place entre une Renault 4 E-Tech (4,14 m) et une Megane E-Tech (4,20 m).
Les versions N Line se reconnaissent aisément à leur calandre noire, nettement plus affirmée que celle des autres modèles. Les jantes spécifiques de 18 pouces, voire 19 pouces en version Evo (qui reçoit également un toit noir), permettent aussi de différencier cette déclinaison pseudo-sportive du reste de la gamme.
À l'arrière, le becquet et le diffuseur plus proéminents des modèles N Line agrémentent une poupe déjà originale, qui rappelle le dernier Nexo… et, de fait, le Pontiac Aztek.