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Test Garmin Cirqa : le savoir-faire du spécialiste du sport dans un bracelet sans écran
Garmin se lance avec son Cirqa dans le très jeune marché des bracelets connectés sans écran. Un dispositif pensé pour satisfaire des utilisateurs en quête de données et de discrétion.
La bataille du quantified self fait rage et ne se limite plus aux montres connectées traditionnelles. Pour transmettre un maximum de données aux utilisateurs, les fabricants se penchent sur le cas des bracelets sans écran, qui ambitionnent de leur fournir des informations précises tout en se faisant oublier à leur poignet.
Outre le pure player Whoop, Google s’est jeté en 2026 dans la bataille avec un Fitbit Air au format particulièrement discret. Garmin, que l’on ne présente plus, fait un pas de côté et propose désormais un Cirqa en marge de ses smartwatches sportives.
Le Garmin Cirqa Smart Band, de son nom complet, se veut à la fois discret et endurant, précis sur le plan des mesures de santé et capable de jouer les assistants sportifs. Ce modèle, disponible sans abonnement, est facturé 199 € et disponible en divers coloris.
Face à lui, le Fitbit Air de Google coûte 99 €, mais nécessite un abonnement Google Health Premium pour profiter de l’ensemble de ses données. Les modèles de Whoop, eux, imposent un abonnement qui s’ajoute à un prix de départ de 200 €.
Nous avons testé le Cirqa dans sa version logicielle 3.2, et l’avons associé à l’app Garmin Connect pour iOS en v. 5.29.09.
L’argument phare des bracelets sans écran tient au confort qu’ils procurent. Certes, ces produits sont pensés pour être portés en journée, mais aussi pour se faire oublier la nuit. Comme le Fitbit Air, Garmin opte pour un boîtier en plastique accompagné d’un bracelet en tissu fermé par un système de scratch, ce qui lui permet de s’adapter précisément à tous les poignets.
Deux longueurs de bracelet sont d’ailleurs prévues (12-20 cm en S-M et 12,4-24 cm en L-XL). La fixation du boîtier à la sangle est originale : quand Google opte pour un emplacement en plastique auquel il se clipse, Garmin lui préfère un système de sangle interne avec poussoir, identique à celui des bracelets de montres traditionnels. Pourquoi pas, après tout on ne passe pas son temps à désolidariser le bracelet de son boîtier.
La promesse de discrétion est-elle tenue ? Tout est relatif sur ce point, alors commençons par les faits. Ainsi, le Cirqa mesure 47 mm de long pour 27 mm de large et 9 mm d’épaisseur, à comparer à ses concurrents pour se faire une idée. Les mensurations du Fitbit Air n’excèdent pas 34,9 x 17 x 8,3 mm et le Whoop 5.0 mesure 34,7 x 24 x 10,6 mm. Le modèle de Garmin est donc bien plus long que ses rivaux. Concrètement, il conviendra bien davantage aux poignets masculins qu’aux petits poignets — du moins, au nôtre, dont il occupe toute la largeur.
Il faut bien avouer que le design adopté par Garmin manque un peu de raffinement. La boucle de son bracelet est en plastique, tandis que le boîtier est visible sous la sangle. Noir, il tranche donc avec les coloris des bracelets, pour leur part réussis. On a le choix entre du noir, du gris, du vieux rose et du bleu marine : rien de criard, et on apprécie. Mais avec un boîtier apparent, sur le côté duquel un bouton et la marque sont bien visibles, et un bracelet large de 22 mm, on est assez loin de la discrétion annoncée, du moins pour les petits poignets.