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Actualité : Financement de l'audiovisuel : Netflix, Disney+ et Prime Video s'unissent contre l'exception française
Vos programmes préférés sur Netflix vont-ils changer ? Le leader de la SVOD s'oppose publiquement aux nouveaux quotas imposés par la France, dénonçant une réglementation stricte qui pourrait bouleverser ses futures productions.
© Netflix - Un échantillon des productions françaises de Netflix.
Netflix, Disney+ et Prime Video n'ont pas l'intention de se laisser dicter leurs lignes éditoriales.
Les plateformes de streaming américains ont décidé de saisir le Conseil d'État pour contester les nouvelles obligations du décret SMAD (relatif aux services de médias audiovisuels à la demande) obligeant les services de streaming à consacrer un minimum de 20% de leurs investissements dans l’audiovisuel dans les genres de l'animation, du documentaire et du spectacle vivant.
Selon Pauline Dauvin, vice-présidente de Netflix France, dans une tribune publiée aujourd'hui dans Le Monde, la liberté des créateurs "de raconter les histoires auxquelles ils croient" est aujourd'hui menacée car de nouvelles règles de financement de l'audiovisuel français cherchent à imposer aux plateformes d'investir dans certains genres.
Si Netflix investit déjà plus de 250 millions d'euros chaque années dans la production des séries, films et documentaires français, il faudrait maintenant qu'au moins 20% de cet investissement soient consacrés à trois genre : l'animation, le documentaire et le spectacle vivant.
La série française Lupin est l'une des plus populaires de Netflix.
Pour Netflix, ces règles cherchent à "orienter" la ligne éditoriale des plateformes de SVOD au nom de la "diversité", au détriment des intérêts des spectateurs, et c'est pour cela que le streamer a décidé de saisir le Conseil d'État. Et la plateforme n'est pas la seule dans cette démarche puisque, selon Satellifacts, Prime Video et Disney+ ont décidé d'en faire de même.
"Notre recours devant le Conseil d’État ne remet pas en cause notre engagement en faveur de la création française — bien au contraire. Il vise à garantir un cadre réglementaire équilibré, équitable et juridiquement solide, dans l’intérêt du public, des créateurs et du secteur..." a ainsi déclaré un représentant de Prime Video auprès de Deadline.
"Imposer de nouvelles contraintes, alors que les obligations découlant du décret SMAD sont déjà les plus lourdes de l’Union européenne, risquerait d’affaiblir cette dynamique positive plutôt que de la renforcer."