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Trois nouvelles mises en examen après l'agression d'un policier à Belfort, en marge de la mobilisation des lycéens
Ces trois mineurs sont soupçonnés d'avoir participé à l'agression, vendredi 2 octobre, d'un policier en marge du mouvement lycéen. Deux autres mineurs sont déjà mis en examen dans cette affaire.
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Les trois mineurs placés en garde à vue mercredi, en marge du mouvement lycéen, sont désormais mis en examen, indique jeudi 8 octobre le procureur de Belfort. Ils sont mis en examen pour "violences commises lors d'une manifestation sur la voie publique sur un fonctionnaire de la police nationale, ayant entraîné une incapacité totale de travail n'excédant pas huit jours, aggravées par les circonstances que les faits ont été commis en réunion et par personnes dissimulant volontairement en tout ou partie leur visage", précise le parquet. Deux autres lycéens mineurs avaient déjà été mis en examen pour violences aggravées, dimanche.
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Ces trois mineurs, âgés de 16 ans pour l'un et de 17 ans pour les deux autres, "sont tous lycéens scolarisés à Belfort". Ils n'ont pas d'antécédent judiciaire, "à l'instar des deux premiers mis en examen dimanche dernier", précise le ministère public.
Lors de leurs gardes à vue, deux d'entre eux ont reconnu avoir participé "aux violences commises sur le commandant de police", indique le parquet. Le premier, âgé de 17 ans, a reconnu avoir porté un premier coup au policier pour le faire tomber au sol, puis trois coups de poing alors qu'il est à terre. En revanche, il affirme "qu'il ignorait qu'il s'agissait d'un policier".
Le second, âgé de 16 ans, a reconnu avoir porté un coup de pied à la tête du fonctionnaire de police alors qu'il était au sol. Il dit avoir compris que l'homme était un policier "quand il a sorti une gazeuse", "soit avant la survenue du premier coup porté à la victime", affirme le procureur de Belfort.
L'autre mineur âgé de 17 ans, suspecté d'avoir gazé le fonctionnaire à l'issue de ces violences, en se saisissant d'une bombe lacrymogène qui était au sol, ne reconnaît pas avoir visé le policier. Il affirme avoir appuyé "mais sans direction précise", indique le parquet. Le jeune homme reconnaît avoir dû "toucher" le policier à terre mais "mon intention n'était pas de le faire", affirme-t-il. Ce mineur a confirmé qu'il se doutait, avant la survenue des violences, que l'homme était un policier car "il était en train d'embarquer quelqu'un".
Mercredi, ces trois mineurs – soupçonnés d'avoir participé à l'agression, vendredi, d'un policier en marge du mouvement lycéen à Belfort – ont été interpellés et placés en garde à vue, alors que deux autres suspects sont déjà mis en examen dans cette affaire. Les trois adolescents "sont suspectés d'avoir participé directement aux violences sur le commandant de police" roué de coups.
Les trois mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils sont soumis, entre autres, à un couvre-feu entre 21h30 et 7 heures, et il leur est interdit de se rendre aux abords d'un autre établissement scolaire que celui dans lequel ils sont scolarisés, et de participer à toute manifestation. Deux lycéens de 15 et 17 ans ont déjà été mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac de ce policier vendredi à Belfort, lors de heurts en marge du mouvement lycéen, avait annoncé le parquet dimanche.