// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Le télescope James-Webb a retrouvé l'origine d'un puissant signal radio venu du fond de l'Univers : la surprise est de taille
Les sursauts radio rapides sont des flashs mystérieux durant lesquels est libérée, en quelques millièmes de seconde, autant d'énergie que le Soleil en émet en une journée. Le dernier détecté a permis aux astrophysiciens d'éliminer l'hypothèse qu'ils puissent être associés à des supernovae. Parmi les autres hypothèses avancées pour les expliquer figure celle des étranges étoiles de Planck...... Lire la suite
Des simulations numériques montrent, pour la première fois, que des ondes de choc se sont formées pendant le Big Bang. Cela expliquerait d'où viennent les champs magnétiques galactiques et intergalactiques primitifs.... Lire la suite
Depuis presque 20 ans, les radiotélescopes détectent de brusques explosions d'ondes radio mystérieuses venues de l'Univers lointain. On ne sait toujours pas vraiment quelle est leur origine, mais le télescope spatial James-Webb apporte désormais son lot d'informations pouvant permettre de résoudre cette énigme.
[EN VIDÉO] Le James Webb Space Telescope, nouveau fleuron de l'observation spatiale, sera lancé le 18 décembre depuis Kourou, en Guyane. Après un voyage de 29 jours, il atteindra le point de Lagrange L2, dans la direction opposée au Soleil. Avec son miroir plus large que celui d'Hubble, dont il est considéré comme le successeur, le JWST pourra observer galaxies, planètes, nébuleuses et étoiles pour en apprendre plus sur l'histoire de l'Univers.
Un article dans Science fait le buzz au sujet d'une découverte faite par une équipe internationale d'astronomes en combinant des observations du réseau de radiotélescopes MeerKAT, en Afrique du Sud, et du télescope spatial James-Webb. Ils ont identifié la galaxie hôte de FRB 20240304B, un sursaut radio rapide émis il y a 10,6 milliards d'années, lorsque l'Univers n'avait qu'environ 3 milliards d'années, et détecté sur Terre le 4 mars 2024 comme son nom l'indique. Il s'agit du FRB le plus lointain dont la galaxie d'origine a été identifiée à ce jour.
MeerKAT avait bien permis de localiser le FRB sur la voûte céleste, mais les télescopes terrestres se montraient incapables de lui associer un objet sur cette même voûte (les observations réalisées par exemple avec les télescopes Keck n'ayant révélé aucune galaxie à sa position). Cela a conduit les astronomes à tenter d'en débusquer un avec le James-Webb en supposant qu'il était trop lointain et donc trop peu lumineux pour une détection au sol. Le télescope spatial a finalement bien révélé dans l'infrarouge une source peu lumineuse, une galaxie naine qui plus est.
La caméra proche infrarouge (NIRCam) du télescope spatial James-Webb de la Nasa a permis de détecter la galaxie hôte du sursaut radio rapide nommé FRB 20240304B, dont l'emplacement est indiqué par la croix blanche. Il s'est avéré qu'il s'agit d'une petite galaxie naine en pleine formation d'étoiles. © Nasa, ESA, CSA, STScI, Themiya Nanayakkara (USYD) ; Traitement de l'image : Joseph DePasquale (STScI)
On parle régulièrement, depuis une dizaine d'années, de ces sursauts radio rapides (Fast Radio Bursts, ou FRB en anglais), encore appelés « sursauts Lorimer », du nom de leur découvreur.
Ils se présentent généralement comme des signaux transitoires, où l'équivalent de toute l'énergie rayonnée par le Soleil dans le visible pendant une année semble libéré en quelques millisecondes tout au plus dans le domaine radio. Leur découverte a initialement été faite grâce à de nouvelles analyses d'archives de données collectées par le radiotélescope de Parkes, en Australie.
Les sursauts radio rapides sont des flashs mystérieux durant lesquels est libérée, en quelques millièmes de seconde, autant d'énergie que le Soleil en émet en une journée. Le dernier détecté a permis aux astrophysiciens d'éliminer l'hypothèse qu'ils puissent être associés à des supernovae. Parmi les autres hypothèses avancées pour les expliquer figure celle des étranges étoiles de Planck...... Lire la suite