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Test Acer Predator XB273U F5 : G-Sync Pulsar change-t-il vraiment la donne ?
Avec sa dalle IPS de 27 pouces, sa définition QHD et ses 360 Hz, l’Acer Predator XB273U F5 pourrait facilement passer pour un écran gaming "comme tant d'autres". Sa vraie particularité réside ailleurs : il fait partie de la toute première vague de moniteurs équipés de G-SYNC Pulsar, la technologie avec laquelle NVIDIA veut enfin concilier rafraîchissement variable et réduction poussée du flou de mouvement.
C’est évidemment ce qui m’intéressait le plus en recevant cet écran. J’ai donc passé beaucoup de temps à essayer de comprendre ce que Pulsar changeait réellement, à l’œil comme avec nos outils de mesure. Avec une question assez simple en tête : est-ce une avancée que l’on remarque vraiment en jouant, ou surtout une nouvelle couche technologique ajoutée à un écran déjà extrêmement rapide ?
Pris indépendamment de Pulsar, le Predator XB273U F5 ne bouleverse pas vraiment le marché. Acer a choisi une combinaison désormais bien connue sur les écrans destinés au jeu compétitif : une dalle IPS de 27 pouces, une définition de 2 560 × 1 440 pixels et une fréquence maximale de 360 Hz. Le tout a un tarif de lancement tout de même assez haut.
À l’arrière, on retrouve deux entrées HDMI et un DisplayPort, ainsi qu’un hub composé de trois ports USB 3.2. Le pied permet de régler l’écran en hauteur sur 150 mm, de l’incliner, de le faire pivoter latéralement ou de passer en mode portrait. Une fixation VESA 100 × 100 mm est également prévue. Rien de particulièrement exotique, donc, mais l’ensemble couvre correctement les besoins d’un écran gaming de ce niveau de gamme.
Ce qui rend ce Predator beaucoup moins ordinaire est évidemment la présence de G-SYNC Pulsar. La technologie reste d’ailleurs encore très rare. Acer fait partie des quatre constructeurs qui ont inauguré Pulsar au début de l’année aux côtés d’AOC, ASUS et MSI. Et les quatre premiers écrans reposaient pratiquement sur la même recette : 27 pouces, dalle IPS, QHD et 360 Hz. Depuis, AOC a dévoilé un cinquième modèle, beaucoup plus atypique, avec une diagonale de 31,5 pouces, une définition 5K et une fréquence de 144 Hz. Pulsar commence donc à sortir du seul terrain des écrans esport QHD, mais le XB273U F5 appartient bien à sa toute première génération.
Autrement dit, un écran IPS QHD à 360 Hz n’a plus grand-chose d’exceptionnel en 2026. Si ce Predator mérite que l’on s’y attarde, c’est parce qu’il permet de voir ce que NVIDIA est parvenu à faire de son nouveau système de réduction du flou.
Nous avons déjà consacré un dossier complet à G-SYNC Pulsar, à son fonctionnement et aux technologies utilisées par NVIDIA. Je ne vais donc pas refaire ici toute la démonstration. Retenons simplement que Pulsar cherche à résoudre un vieux dilemme des écrans LCD : profiter à la fois du VRR et d’un rétroéclairage stroboscopique capable d’améliorer fortement la netteté en mouvement.
Les technologies comme ULMB permettaient déjà de réduire la persistance de l’image en éteignant brièvement le rétroéclairage entre deux affichages. Mais elles fonctionnaient beaucoup mieux à fréquence fixe et s’accompagnaient généralement d’une baisse notable de luminosité. Pulsar ajoute notamment un balayage progressif du rétroéclairage, une impulsion de compensation lorsque la fréquence varie et l’overdrive variable de G-SYNC afin de faire fonctionner l’ensemble avec le VRR. Sur le papier, c’est séduisant. Restait à voir ce que cela donne devant l’écran.
Une fois installé sur le bureau, le XB273U F5 se montre finalement beaucoup moins exotique que sa technologie. Le design Predator reste relativement sage et l’ergonomie ne m’a posé aucun problème particulier. Le débattement du pied permet de trouver facilement une bonne position, et l’écran reste raisonnablement encombrant pour un 27 pouces. Acer a également intégré deux petits haut-parleurs de 2 watts ; ils dépannent, sans constituer évidemment une raison de choisir ce modèle.
L’OSD est plus intéressant, puisqu’il donne accès aux réglages spécifiques de G-SYNC P