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BYD veut « être perçu comme un constructeur européen d’ici 5 ans » : usines, hybrides, voici son plan
Fondé en 1993, BYD était à ses débuts sans doute très loin de se douter de ce qu’il allait devenir 30 ans plus tard. Implantée en Europe depuis 2023, la firme chinoise a repris la première place des ventes de voitures électriques dans le monde, devant Tesla. Mais désormais, elle veut aussi occuper une place de choix sur le Vieux Continent, où la concurrence est particulièrement rude. Sur les cinq premiers mois de l’année, le géant chinois vient d’ailleurs de se faire dépasser par le groupe Chery.
Toutefois, BYD n’a pas encore dit son dernier mot, bien au contraire. C’est justement ce qu’explique le site Automotive News Europe, qui relaie les propos de Lars Bialkowski, le vice-président de la marque sur le continent. Et on peut dire que celui-ci affiche de très grandes ambitions : « Notre objectif stratégique est d’être perçus comme un constructeur européen d’ici cinq ans ». Pour y parvenir, le géant basé à Shenzhen compte sur plusieurs leviers.
Le premier est l’accroissement de sa production sur le sol européen. Son usine hongroise, à Szeged, va ainsi commencer à tourner dès le 4e trimestre 2026 avec presque un an de retard sur le calendrier initial. Puis, la firme devrait bientôt se décider sur l’emplacement de son second site de production, qui devrait être situé en Espagne ou en France. Il s’agirait d’une usine déjà existante, tandis que son projet en Turquie est mis en pause.
Le but ? Échapper aux surtaxes européennes sur les véhicules électriques importés de Chine, qui s’ajoutent depuis fin 2024 aux 10 % de droits de douane classiques, auxquelles BYD reste soumis. C’est précisément ce que la production locale doit permettre de contourner : en assemblant ses voitures en Europe, la marque échappe à cette pénalité tarifaire.
En plus de vouloir fabriquer ses voitures en Europe, BYD prévoit aussi de continuer à étoffer sa gamme sur notre marché. Et désormais, la firme chinoise mise aussi sur les modèles hybrides rechargeables, comme la toute nouvelle Dolphin G DM-i récemment dévoilée. Cette compacte hybride rechargeable démarre à 23 990 euros et peut parcourir jusqu’à 105 kilomètres en mode 100 % électrique (cycle WLTP). Elle vient étoffer le catalogue aux côtés du récent Atto 2 DM-i que nous avions essayé.
Pour le constructeur, l’hybride n’est pas une technologie de transition vers le tout-électrique : c’est une alternative destinée à attirer les clients. Et notamment ceux qui veulent tous les avantages des VE, sans les inconvénients. Même si des études ont déjà prouvé que les PHEV sont bien plus nocifs pour l’environnement qu’annoncés.
En parallèle, le constructeur chinois est en partie contraint de se tourner vers l’Europe, car son marché domestique ralentit fortement, notamment à cause de la guerre des prix.
Si les ventes de la firme ont chuté en Chine, elles ont augmenté de 270 % en 2025 en Europe pour atteindre 188 000 immatriculations. Entre janvier et mai 2026, les immatriculations ont également grimpé de 144 % sur notre continent. Mais la concurrence est rude, alors que de nombreuses autres marques chinoises veulent aussi leur part du gâteau. On peut notamment citer Zeekr, Omoda & Jaecoo ou encore Geely, qui font aussi leur arrivée.
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