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Mouvement des lycéens et réponse policière, loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles... Le "8h30 franceinfo" de Clémentine Autain
La députée du groupe Ecologiste et social à l'Assemblée nationale, et co-fondatrice du mouvement politique L'Après était l'invitée de Camille Girerd et Benjamin Recouvreur, dimanche.
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Très critique sur la réponse policière et politique apportée par le gouvernement Lecornu au mouvement des lycéens, et inquiète quant au financement durable des dispositifs prévus par la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles, qui doit être votée mardi 13 octobre à l'Assemblée nationale, Clémentine Autain était l'invitée du "8h30 franceinfo" dimanche 11 octobre. Elle répondait aux questions de Camille Girerd et Benjamin Recouvreur.
Alors que la police est accusée de commettre des violences dans le cadre de la gestion des manifestations lycéennes, "la Macronie assume de piétiner l'État de droit", dénonce Clémentine Autain, députée du groupe Ecologiste et social à l'Assemblée nationale et cofondatrice du mouvement politique L'Après (Alliance pour la République écologique et sociale). "La Macronie devait être un barrage à l'extrême droite", or chaque jour elle est "un peu plus la passerelle à l'extrême droite", fustige la députée écologiste.
Pour Clémentine Autain, la réponse de la police lors des manifestations lycéennes n'est pas "proportionnée". Elle pointe également l'ouverture des enquêtes par l'IGPN : "Bien sûr que je ne fais pas confiance à l'IGPN", l'Inspection générale de la police nationale. "Il faut que ceux qui enquêtent sur la police soient indépendants de la police", assume-t-elle. "C'est comme l'Ordre des médecins qui enquête quand il y a des violences sexuelles chez les médecins. Eh bien, ça donne l'affaire Le Scouarnec", cet ancien chirurgien condamné en mai 2025 pour près de 300 viols et agressions sexuelles, fustige la députée écologiste.
Clémentine Autain dénonce le comportement des policiers lors des manifestations lycéennes, accuse "la hiérarchie politique" et explique "ne pas faire confiance" à l'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale) pic.twitter.com/qMM2ynkahW
La loi "intégrale" sur les violences sexistes et sexuelles ne prévoit "pas de création budgétaire, zéro", dénonce la députée du groupe écologiste et social de Seine-Saint-Denis, alors que l'ensemble du texte sera soumis au vote mardi prochain à l'Assemblée nationale.
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Concernant le montant du budget alloué à cette loi, "nous n'avons aucune raison de ne pas être inquiets", indique la cofondatrice du mouvement politique L'Après. "Sébastien Lecornu était tout content de parler de plus de deux milliards d'euros pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et de quelques milliards pour la lutte contre les violences faites aux enfants. Mais finalement, Matignon a dit qu'il s'agissait de budgets déjà existants", déplore Clémentine Autain. Selon elle, au lieu d'une proposition de loi, "il aurait fallu une loi-cadre car elle engage le gouvernement et elle permet d'avoir une programmation budgétaire". Elle cite l'exemple de l'Espagne qui est passée par une loi-cadre et qui "a réussi à faire reculer les féminicides et à faire que l'impunité face aux violences sexuelles cesse".
Au cours de cette interview, Clémentine Autain a fait référence à une plainte visant Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice avait fait l'objet en 2017 d'une plainte pour viol. Il a, depuis, bénéficié d'un non-lieu.