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J’ai testé la Huawei Watch D3, une montre premium avec un vrai tensiomètre au poignet
Montres / bracelets Connectés •
2026
Si l’estimation de la tension artérielle à l’aide de capteurs a été démocratisée par Samsung sur ses Galaxy Watch, sa mesure à l’aide d’un véritable coussin gonflable reste rarissime sur le marché. Huawei fait figure d’exception avec sa gamme Watch D, lancée en 2021, aux côtés de quelques acteurs bien moins connus comme YHE Technology et sa BP Doctor Fit.
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Cette année, la marque chinoise remet le couvert avec la Watch D3, toujours dotée d’un tensiomètre et de son bracelet gonflable. Pas de révolution cette fois-ci, puisque l’ECG (électrocardiogramme) reste de la partie, tout comme les innombrables modes sportifs. Huawei a néanmoins réussi à réduire et alléger le boîtier, tout en doublant la luminosité de l’écran. Une manière de peaufiner une formule déjà bien installée. Alors, pari réussi ? C’est ce que nous allons voir.
La montre de ce test nous a été fournie par le constructeur.
Le design de la montre est plutôt original et l’impression générale est vraiment bonne. Sa forme carrée et sa couleur Or Moka, celle de notre exemplaire de test, lui confèrent une vraie allure de montre premium. Son gabarit reste toutefois assez imposant. Les spécifications officielles font état de dimensions de 46,5 x 41 x 11,3 mm, avec une épaisseur de 11,3 mm, soit 2 mm de moins que sa devancière, la Huawei Watch D2. Elle conserve toutefois le même poids sur la balance, à savoir 40 g sans le bracelet. Inévitablement, cette smartwatch n’est donc pas vraiment conçue pour les petits poignets.
Le boîtier se pare de deux boutons physiques, avec une couronne rotative cliquable, très agréable à utiliser, ainsi qu’un second bouton situé plus bas, que vous pouvez configurer pour lui attribuer le raccourci de votre choix. La montre est également équipée d’un microphone et d’un haut-parleur pour passer des appels.
Le boîtier est quant à lui recouvert d’un alliage d’aluminium. Le fond, qui accueille les différents capteurs, est en revanche conçu en polymère, tandis que le bracelet est en cuir composite et se montre très agréable à porter. Notez également qu’un véritable brassard, prenant la forme d’un second bracelet, est installé en dessous. C’est lui qui se gonfle lors de la prise de tension.
Côté étanchéité, la situation est assez particulière. La marque indique une certification IP68 lorsque la montre ne mesure pas la pression artérielle. Concrètement, l’appareil est protégé contre une immersion complète dans de l’eau douce au-delà d’un mètre de profondeur et pour une durée limitée, mais il n’est pas conçu pour être régulièrement utilisé sous l’eau. Aucune certification ATM n’est d’ailleurs indiquée, et Huawei déconseille formellement de conserver la montre sous la douche ou de la porter pendant une séance de natation, et encore moins lors d’une session de plongée.
C’est fort dommage, puisque cela exclut de facto la montre connectée de toutes les activités nautiques, même celles qui la soumettent à de faibles contraintes liées à l’eau. Le changement de bracelet n’est d’ailleurs pas des plus pratiques. En raison du brassard gonflable intégré au système de mesure de la tension, Huawei utilise un modèle propriétaire, qui ne peut pas être remplacé par n’importe quel modèle standard. Il faut donc se tourner vers un bracelet spécifiquement compatible avec la Watch D3, ce qui limite forcément les possibilités de personnalisation. De plus, le réglage n’est pas non plus pratique, et il est presque obligatoire de l’enlever complètement pour déployer le bracelet et le régler à la volée.