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Google lance le Fitbit Edge : un bracelet discret malgré l’écran et avec batterie remplaçable
Google a présenté ce lundi 12 octobre le Fitbit Edge, un nouveau bracelet connecté qui reprend l’idée du Fitbit Air, lancé en mai. Le Fitbit Air misait tout sur le suivi de la santé, sans le moindre écran, un choix qui n’a pas convaincu tout le monde. Le Fitbit Edge garde le principe d’un bracelet fin et discret, mais ajoute un écran pour lire l’heure, lancer un minuteur ou suivre son parcours GPS sans sortir son téléphone.
Google le place entre le Fitbit Air et sa Pixel Watch 5. Dans les faits, il prend la relève du Fitbit Charge 6, le dernier bracelet à écran de la marque, sorti en 2023.
Le Fitbit Edge mesure 11,5 mm d’épaisseur, dans un boîtier en aluminium. Il est certifié IP68 contre la poussière et 5 ATM. Un bouton sur la tranche, avec un retour vibrant, permet d’ouvrir les menus ou de mettre en pause un entraînement rapidement.
Google promet un écran OLED avec « 46 % de surface d’affichage en plus » par rapport à celui du Charge 6. Google a repris l’interface de la Pixel Watch 5, avec des cadrans personnalisables et des tuiles, ces petits écrans qu’on fait défiler d’un glissement de doigt. On y trouve la navigation pas à pas de Google Maps, la météo, l’alarme, le minuteur, les notifications et l’affichage des appels.
Google annonce jusqu’à 7 jours d’autonomie, et une journée complète après 5 minutes de charge, avec le même chargeur que le Fitbit Air. Ces 7 jours restent un maximum. Avant l’annonce, la fiche technique qui avait fuité parlait de deux jours seulement avec l’écran allumé en permanence. Surtout, le Fitbit Edge est le premier appareil Fitbit conçu pour être réparé. Quand la batterie s’use, on la remplace sans jeter le bracelet.
Côté santé, on retrouve l’essentiel de la gamme. Il y a un électrocardiogramme (ECG) pour repérer la fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque, et un capteur de température de la peau. Le bracelet mesure aussi le taux d’oxygène dans le sang (SpO2) et la variabilité de la fréquence cardiaque, un indicateur de récupération. Le suivi du stress change de méthode. Avec le Charge 6, il fallait lancer soi-même un scan de l’activité électrodermale (les variations de transpiration de la peau). Le Fitbit Edge, lui, suit le stress en continu, en arrière-plan.
Les fonctions HealthGuardian demandent en revanche un abonnement Google Health Premium. Elles donnent chaque mois une tendance de la pression artérielle et de la résistance à l’insuline. Les trois mois offerts servent d’essai. Ensuite, il faudra payer pour garder ces résumés dans l’application Google Health.
Pour le sport, Google a amélioré la puce GPS, qui ne capte toujours qu’une seule bande de fréquence, et ajouté un altimètre pour mesurer le dénivelé. La marque promet des tracés 40 % plus précis qu’avec le Charge 6, un chiffre maison qu’on vérifiera lors de notre test. Le bracelet propose plus de 50 modes d’exercice et reconnaît seul plus de 100 activités, jusqu’aux promenades en poussette. Il peut aussi envoyer la fréquence cardiaque en direct vers un appareil compatible.
Le Fitbit Edge n’a pas de puce NFC, celle qui sert au paiement sans contact. Il ne gère donc pas Google Pay, alors que le Charge 6 le proposait. Pour la musique, il se contente de piloter celle du smartphone, sans stockage sur le bracelet. Les réponses rapides aux messages sont possibles, mais seulement avec un smartphone Android.
Hormis cela, le bracelet fonctionne avec un iPhone contrairement à la Pixel Watch 5 qui reste réservée à Android. La fonction Dual Wear permet aussi de passer du Fitbit Edge au Fitbit Air ou à la Pixel Watch 5 sans casser le suivi de ses données.