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J’ai testé l’enceinte de salon Marshall Acton IV : un joli caractère
Enceintes bluetooth •
2026
Dans la gamme résidentielle de Marshall, l’Acton occupe depuis toujours le rôle de l’enceinte compacte : celle qu’on installe sur un bureau, une étagère étroite ou une table de nuit. Avec cette quatrième génération, la marque lui offre une mise à jour substantielle, en intégrant pour la première fois une entrée RCA, le Bluetooth 5.3 avec LDAC, et de nouveaux haut-parleurs équipés de guides d’ondes. Reste à savoir si ces améliorations techniques se traduisent concrètement à l’écoute.
Ce test a été réalisé avec une enceinte prêtée par Marshall.
L’Acton IV reprend les codes esthétiques habituels de la marque : revêtement vinyle texturé imitant le cuir, tissu acoustique tressé en façade, et plaque supérieure couleur laiton gravée du nom du modèle. Le format reste compact avec des dimensions de 26x17x15 cm environ, ce qui en fait une enceinte facile à intégrer, notamment sur une étagère.
Le plateau supérieur conserve l’ensemble des commandes physiques qui font la particularité de la gamme : bouton de volume rotatif cranté, molettes de basses et d’aigus, interrupteur à bascule au clic caractéristique, joystick de navigation, et un bouton M personnalisable pour lancer une playlist ou un préréglage d’égalisation. Une entrée mini-jack 3,5 mm est également disponible directement sur le dessus.
La principale nouveauté de cette génération se trouve sous le coffret, où Marshall a placé l’entrée RCA et l’évent bass-reflex, une première sur la gamme Acton dont l’évent se trouvait jusqu’ici à l’arrière. Les câbles disparaissent ainsi du champ de vision une fois l’enceinte installée et, surtout, l’Acton IV peut être plaquée contre un mur sans que le grave s’en ressente, l’évent orienté vers le sol n’étant plus obstrué par une paroi. En revanche, brancher une source en RCA impose de soulever l’enceinte. Avec 2,65 kg sur la balance, l’opération reste toutefois anecdotique, là où elle relève de la corvée sur la Stanmore IV.
Côté durabilité, l’Acton IV reprend les engagements de la marque : coffret en MDF certifié FSC, part de matériaux recyclés dans le châssis, et disponibilité des pièces détachées (boutons, pieds, grille) via le réseau de réparation Marshall. L’enceinte n’est pas résistante à l’eau et ne dispose d’aucune certification IP : c’est un modèle strictement résidentiel, conçu pour un usage intérieur.
Si l’Acton IV conserve la silhouette de sa devancière, les évolutions sont nombreuses. L’ajout le plus notable est l’entrée RCA, absente de la génération précédente et désormais logée sous le coffret, qui permet de brancher directement une platine vinyle, un lecteur CD ou toute autre source analogique. Le sans-fil évolue également avec le passage au Bluetooth 5.3, l’intégration du codec haute résolution LDAC, du LC3, de l’Auracast pour la synchronisation multi-enceintes, et du multipoint pour connecter deux sources simultanément.
Notez que l’Acton IV se contente du Bluetooth : elle n’a ni Wi-Fi, ni AirPlay, ni Chromecast, ni assistant vocal. Côté multiroom, elle n’est que récepteur Auracast. Pour diffuser la même musique sur plusieurs enceintes, il faut donc un émetteur Marshall, comme le hub de streaming Heddon.
Côté acoustique, les tweeters reçoivent des guides d’ondes destinés à élargir la dispersion des aigus, l’évent bass-reflex quitte l’arrière du coffret pour sa face inférieure, l’amplification du woofer double (de 30 à 60 watts) et celle de chaque tweeter passe de 15 à 25 watts, soit 110 watts au total contre 60 watts sur l’Acton III. Le bouton M personnalisable fait son apparition, ainsi que la compensation de placement dans l’application et le Dynamic Loudness pour adapter automatiquement l’équilibre tonal au volume d’écoute.