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Actualité : Conduite autonome en Europe : Xpeng n’a besoin que de 14 jours pour adapter ses voitures à un nouveau pays, alors que Tesla trime
Xpeng affirme pouvoir adapter son système de conduite autonome aux routes d’un nouveau pays européen en seulement deux semaines. Une prouesse permise par l’intelligence artificielle.
© Xpeng - Xpeng veut faire vite avec sa conduite autonome en Europe, mais les blocages que subit Tesla pourraient aussi ralentir son déploiement.
En marge du Mondial de l’Auto de Paris, les constructeurs chinois continuent de démontrer leur avance technologique. Alors que le déploiement des systèmes de conduite autonome se heurte souvent à la complexité des réglementations européennes, Xpeng affiche une confiance à toute épreuve. Ses dirigeants assurent d’ailleurs pouvoir calibrer leur logiciel d’un pays européen à l’autre en seulement quatorze jours. Une promesse qui peut faire rêver lorsqu’on sait que Tesla peine à rallier les 27 à sa cause avec son FSD, mais tout n’est pas aussi simple qu’annoncé.
Liu Xianming, responsable du pôle dédié à l’IA chez Xpeng, a sorti le grand jeu pour séduire durant le Mondial de l’Auto en parlant d’un sujet brûlant : la conduite autonome. Pendant que Tesla attend impatiemment le vote européen pour valider (ou non) sa technologie, la marque chinoise promet de tout résoudre à l’aide de ses derniers modèles d’intelligence artificielle.
D’après lui, deux semaines suffisent pour adapter le système à un nouveau marché, sans avoir à réécrire le logiciel de zéro, et en n’utilisant qu’un dix-millième du volume de données nécessaire à l’entraînement initial de son IA. “Nous pouvons utiliser un nombre très limité de données locales pour nous aligner ici”, précise le dirigeant.
Là où Tesla multiplie les tests laborieux pour adapter sa conduite autonome supervisée aux spécificités locales, le constructeur de Guangzhou se dit “en bonne voie” et vise déjà un lancement européen de son système Navigation Guided Pilot (NGP) dès 2027. En prime, Xpeng refuse de proposer une version bridée sur le Vieux Continent, contrairement à l’Autopilot actuel de la firme d’Elon Musk. L’objectif serait ainsi d’offrir d’emblée l’intégralité des fonctionnalités, bien au-delà du simple maintien dans la voie.
À en croire Xpeng, cette technologie est taillée pour gérer des environnements urbains et autoroutiers complexes. Le constructeur assure qu’elle sait déjà reconnaître la signalisation propre à chaque pays, donner la priorité aux cyclistes et réagir aux habitudes de conduite typiques des villes européennes. Son PDG, He Xiaopeng, se dit même “très impatient d’affronter directement les meilleurs systèmes d’aide à la conduite intelligente au monde”.
Reste toutefois un obstacle majeur que connaît bien Tesla, à savoir convaincre les régulateurs européens de la fiabilité absolue du dispositif avant son homologation.
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