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Tesla annonce son Roadster : 0 à 96 km/h en 0,81 seconde, et la voiture vole vraiment
Il est 3h du matin, on a les yeux qui piquent, et une voiture blanche vient de rouler à l’envers sur une rampe de 15 mètres avant de se poser sur des propulseurs.
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Pendant neuf ans, le Tesla Roadster a surtout existé sous forme de promesses, de reports et de messages sur X. Cette nuit, sur le site d’essais de fusées de SpaceX à McGregor, au Texas, il a enfin pris une forme physique. Elon Musk, CEO de Tesla, n’a pas fait les choses à moitié : looping, saut par-dessus une rangée de Tesla avec le mannequin Starman au volant, et chrono en direct.
Le Roadster est une biplace aux lignes très tendues, clairement de la famille du Cybertruck. Franz von Holzhausen, designer en chef de Tesla, cite plutôt l’avion espion SR-71. Les phares sont escamotables, un feu arrière court sur toute la largeur et les surfaces affleurantes gomment les appendices aérodynamiques. La peinture « Ano White » s’inspire des revêtements qui protègent les fusées, et les vitres teintées imitent le reflet doré des visières de combinaisons spatiales, avec quelques touches de titane. Les jantes ultralégères à rayons fins participent à la rigidité de l’ensemble.
Elon Musk annonce que ce sera, à terme, la seule Tesla qu’on conduira soi-même, le reste de la gamme devant basculer vers l’autonomie. L’habitacle joue donc la carte de la voiture de pilote : intérieur blanc avec détails en microdaim gris, sièges renforcés pour mieux tenir le corps en virage, et direction, freins et accélérateur entièrement à commande électrique. Les sièges sont moulés dans le châssis, en position fixe, pour gagner du poids. Tesla mise aussi sur le magnésium, le titane et la fibre de carbone pour alléger l’ensemble.
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Pour coller à la route, un système de ventilateurs et de jupes d’étanchéité aspire l’air sous la voiture et génère jusqu’à 2 g d’appui, quand une sportive classique plafonne entre 1 et 1,2 g grâce à ses seuls pneus. Associé à des ailerons actifs, il produit un appui important même à l’arrêt, assez pour maintenir la voiture à l’envers selon Tesla. La voiture de démonstration embarquait en plus deux réservoirs en carbone de 600 litres au total, environ 250 kg d’air comprimé et dix buses. Des actionneurs électriques les pilotent en une fraction de seconde pour stabiliser la voiture en vol. La poussée annoncée dépasse 80 kN, à peu près un dixième d’un moteur de fusée Falcon 9.
Le chiffre qui va faire le tour du web, c’est ce 0 à 96 km/h en 0,81 seconde, réalisé en direct avec les propulseurs allumés. En 2017, Tesla promettait 1,9 seconde. Les voitures de série les plus rapides sur l’exercice, comme la Rimac Nevera ou la Corvette ZR1X, tournent autour de 1,8 à 1,9 seconde.
Le Roadster ferait donc plus de deux fois mieux, avec une accélération moyenne de plus de 3 g. Le chrono a pourtant été mesuré par Tesla, sur son propre terrain, sur une piste qu’elle reconnaît elle-même trop courte, et par une voiture de démonstration qui roulait en mode autonome. Sur son site, Tesla donne un temps par version : moins de 1,6 seconde pour la Performance, moins de 0,9 seconde pour la Thrust et moins de 0,59 seconde pour la Rocket. Même la version de base, sans propulseurs, battrait donc la Rimac Nevera et la Corvette ZR1X. Elon Musk parle déjà de la « voiture de série la plus rapide du monde » pour un modèle qui n’est toujours pas produit.
0 à 96 km/h en 0,81 s, plus de 370 km/h, un looping en direct… Le Tesla Roadster a assuré le spectacle. Mais toujours pas de prix, et une production repoussée à 2028 alors qu’elle était promise pour 2020 0 à 96 km/h en 0,81 s, plus de 370 km/h, un looping en direct… Le Tesla… pic.twitter.com/8nunaFnJK9