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Ces cellules « zombies » accélèrent notre vieillissement : des chercheurs ont découvert leur étonnant secret
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Certaines cellules abîmées refusent de mourir et s’accumulent avec l’âge, alimentant l'inflammation et le déclin physique. Des scientifiques viennent de comprendre comment ces cellules « zombies » se cachent de notre système immunitaire. En bloquant leur protection chez la souris, ils ont réussi à améliorer la force physique et la régulation du sucre.
[EN VIDÉO] Ralentir le vieillissement, voire l’inverser, voilà ce que pourrait offrir la génétique dans les années à venir. Mais où en est actuellement la recherche sur ce sujet ? Futura-Sciences a interviewé Vera Gorbunova, chercheuse en biologie, lors de son allocution à TEDxCannes, afin d’en savoir plus.
Pourquoi notre organisme conserve-t-il des cellules devenues toxiques ? Avec le temps, sous l'effet du stress ou de dommages à l'ADN, certaines cellules cessent définitivement de se multiplier sans pour autant disparaître. Surnommées cellules « zombies » ou sénescentes, elles sécrètent un cocktail de molécules pro-inflammatoires qui altèrent le fonctionnement des tissus voisins. Normalement, notre système immunitaire est chargé de faire le ménage. Mais au fil des ans, ce nettoyage devient de moins en moins efficace.
Dans une étude publiée dans la revue Cell Metabolism, une équipe de chercheurs de Cedars-Sinai et de la Mayo Clinic lève le voile sur ce mystère : ces cellules utilisent un véritable « bouclier » pour se rendre invisibles.
Comme certaines cellules cancéreuses, les cellules sénescentes fabriquent en grande quantité une protéine appelée PD-L2. Située à leur surface, cette protéine agit comme un point de contrôle immunitaire : elle envoie un signal d'inhibition aux cellules immunitaires venues les détruire, les forçant à passer leur chemin.
« Nos résultats suggèrent que PD-L2 aide les cellules vieillissantes à persister dans l'organisme alors qu'elles devraient normalement être éliminées par le système immunitaire », explique Selim Chaib, premier auteur et coauteur correspondant de l'étude.
La protéine PD-L2 aide les cellules sénescentes à échapper au système immunitaire. Chez la souris, son absence ou son blocage favorise leur élimination et améliore certains paramètres, notamment la sensibilité à l’insuline. © Chaib et al., Cell Metabolism, 2026
Pour vérifier si ce verrou pouvait être levé, les scientifiques ont d'abord étudié des souris âgées génétiquement modifiées pour ne pas produire de PD-L2. Résultat : ces animaux accumulaient moins de cellules sénescentes. Mieux encore, ils affichaient une force de préhension supérieure et une meilleure sensibilité à l’insuline, l'hormone qui régule la glycémie.