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Pour limiter les dérapages, Microsoft veut surveiller les agents IA en continu et révoquer leurs permissions à la volée
Microsoft renforce la sécurité des agents IA avec de nouveaux dispositifs capables d’évaluer les risques en continu et d’adapter leurs autorisations en temps réel. Une façon de contenir les dérives sans nécessairement interrompre leur travail.
Les agents IA peuvent désormais exécuter du code, manipuler des documents confidentiels ou valider des opérations pour le compte des entreprises. Des accès précieux pour automatiser le travail, mais qui peuvent aussi être détournés, par exemple lorsqu’une instruction malveillante se glisse dans un fichier consulté par l’agent. Microsoft, qui multiplie depuis plusieurs mois les dispositifs pour encadrer leur activité, veut désormais identifier davantage d’agents, leur attribuer des droits limités à chaque mission et détecter les dérives en cours d’exécution pour ajuster leurs autorisations en temps réel, selon les risques identifiés.
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Pour rappel, Microsoft avait déjà posé les premières bases de sa stratégie avec Agent 365, qui permet aux entreprises de recenser leurs agents IA et de centraliser leur gestion. Entra Agent ID leur attribue une identité distincte de celle des utilisateurs, tandis que les Microsoft Execution Containers (MXC), dont la disponibilité générale a été annoncée début octobre, leur fournissent un environnement d’exécution isolé, avec des accès aux fichiers, aux applications et au réseau soumis aux règles de l’entreprise.
Le groupe souhaite aujourd’hui étendre ces capacités de détection aux agents qui échappent potentiellement aux circuits habituels de déploiement informatique. Ses outils de sécurité pourront reconnaître 35 nouveaux types d'agents locaux, portant leur nombre total à 60. Microsoft prévoit également de faire évoluer Entra Agent ID pour attribuer une identité aux agents découverts par ses outils de sécurité, même lorsqu’ils n’ont pas été initialement intégrés à son écosystème. Les entreprises pourront ainsi les intégrer à leur registre, identifier leurs responsables et leur appliquer des politiques de sécurité.
L’autre nouveauté concerne directement les autorisations accordées aux agents. Avec Dynamic Permissions, Microsoft veut qu'ils disposent de droits propres, limités à la tâche qui leur est confiée et à sa durée. Un agent chargé d’analyser des documents comptables n’aurait donc aucune raison de récupérer l’ensemble des permissions de l’employé qui l’utilise. Il commencerait sans autorisation permanente, puis recevrait uniquement les accès nécessaires à son travail, sans jamais dépasser ceux de son utilisateur. Ces droits pourraient ensuite être réduits ou révoqués au fil de la mission, en fonction des besoins.
Ces restrictions ne permettent cependant pas de prévoir toutes les situations. Un agent peut commencer son travail avec les bonnes autorisations, puis rencontrer une injection de prompt dans un document extérieur et tenter d’exécuter des instructions étrangères à sa mission. C’est pour détecter ces changements en cours d’exécution que Microsoft introduit Dynamic Agent Risk, un nouveau dispositif d’évaluation continue des risques.
Concrètement, le système doit croiser plusieurs catégories de signaux, issus de l’identité de l’agent, de son environnement d’exécution, du réseau, des données consultées et des ressources auxquelles il peut accéder. Il doit également surveiller les appels aux outils, API et serveurs MCP, ainsi que l’origine et la sensibilité des données échangées, et examiner les actions de l’agent pour déterminer si elles correspondent toujours aux intentions de l’utilisateur et aux règles de l’entreprise. Un agent correctement configuré pourrait ainsi voir son niveau de risque augmenter s’il commence à effectuer des opérations suspectes, sans que ses autorisations initiales aient changé.
Cette évaluation alimentera Dynamic Conditional Access, une extension des contrôles d’accès condit