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Test Insta360 Luna Pro : presque toutes les qualités de la Luna Ultra, le téléobjectif en moins
Trois mois après la Luna Ultra, Insta360 retire le téléobjectif de sa caméra de poche stabilisée pour proposer une version plus légère et moins chère. Capteur 1 pouce, optique signée Leica, écran détachable : Insta360 conserve l'essentiel. Reste à savoir si l'économie justifie ce renoncement au zoom.
Il y a encore un an, le monde de la caméra de poche à nacelle se résumait à la DJI Osmo Pocket. Ce segment de marché s'est depuis réveillé avec l'Osmo Pocket 4 lancée par DJI en avril 2026, puis la Pocket 4P à double objectif en juillet. Insta360, de son côté, a pris le chemin inverse avec la Luna Ultra à double objectif et première caméra du genre signée par la marque, arrivée en juin.
Sur le papier, la Luna Pro est une Luna Ultra amputée de son téléobjectif. Elle conserve le capteur type 1 pouce, associé à un objectif Leica Summicron 20 mm ouvert à f/1,8, avec une distance minimale de mise au point de 9 cm. Elle filme jusqu'en 8K à 30 images par seconde (i/s), en 4K jusqu'à 120 i/s et en Full HD jusqu'à 240 i/s, avec Dolby Vision et enregistrement I-Log en 10 bits. Insta360 annonce 14 stops de plage dynamique. Le traitement repose sur deux puces, une puce d'imagerie dédiée et un processeur gravé en 4 nm, là où la Luna Ultra en embarque trois.
Le gabarit reste très compact avec 52,8 x 155,7 x 38,5 mm pour 215 g. C'est environ 14 mm de moins en hauteur et une vingtaine de grammes de moins que la Luna Ultra. On retrouve l'écran Oled tactile de 2 pouces détachable, 47 Go de stockage interne extensible par microSD jusqu'à 2 To, le wifi 6 et le Bluetooth 5.2.
La Luna Pro est proposée en cinq packs. Le pack standard, commercialisé à 529 €, comprend la Luna Pro, un étui de protection, un sac de transport, une protection anti-vent, une poignée à filetage 1/4 pouce et une dragonne. C'est la base commune aux autres packs.
Le pack lumières d'appoint (579 €) ajoute… une petite lumière d'appoint à monter au-dessus de la nacelle et un filtre de diffusion Black Mist. Le pack endurance (615 €) est quant à lui accompagné d'une poignée batterie. Le pack vlog (629 €) intègre en plus un micro Mic Air et un filtre Black Mist. Enfin, le pack POV (635 €) est complété par l'accessoire de suivi de tête POV pour filmer en FPV. À titre indicatif, la Luna Ultra démarre à 730 €, soit environ 200 € de plus, tandis que l'Osmo Pocket 4P de DJI en kit standard se négocie à partir de 499 €.
Si vous avez déjà tenu en main une Luna Ultra, vous serez en terrain connu. Le corps en forme de bâton, coiffé de la nacelle, tient bien et la disparition du second module a un effet heureux : plus petite, la tête équilibre mieux l’ensemble, de même que la caméra se glisse sans effort dans une poche de veste.
La vraie signature de la gamme reste l'écran détachable. Deux boutons latéraux libèrent toute la façade, qui devient une télécommande à part entière avec écran tactile, joystick, bascule de zoom et bouton d'enregistrement, utilisable jusqu'à une vingtaine de mètres. Le retour vidéo est en haute définition et tous les réglages sont accessibles, jusqu'à l'allumage de la caméra.
Pour les créateurs, c'est un vrai changement de méthode. Il suffit de poser la Luna Pro sur un trépied, s'éloigner, cadrer à distance et déclencher sans courir derrière l'appareil. L'ergonomie est d'ailleurs soignée, puisque l'interface s'adapte quand la caméra est retournée. Cette façade embarque aussi un microphone qui fait office de solution de secours appréciable si l'on a oublié son micro sans-fil.
La bascule de l'écran à 90° allume la caméra. Insta360 a eu la bonne idée d'ajouter une bascule de zoom dédiée, distincte du joystick, ce qui évite de jongler entre les fonctions dans les menus tactiles comme on doit le faire chez DJI. Le joystick déclenche le suivi automatique d'un clic. Seul bémol, les déplacements à l'aide du joystick manquent encore de douceur lors des mouvements de nacelle. Une mise à jour devrait néanmoins y remédier.