// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Du jamais-vu dans l'Univers : les astronomes révèlent une étoile verte aux couleurs presque psychédéliques
Les États-Unis ont eu Carl Sagan, les Britanniques Stephen Hawking et les Français, le Canadien d'origine Hubert Reeves qui était né le 13 juillet 1932 dans « La Belle Province », une périphrase utilisée pour désigner le Québec. Figure de proue de la vulgarisation de l'astrophysique pour les Français, préoccupé avant l'heure par l'impact d'Homo sapiens sur son environnement, il nous a quittés le 13 octobre 2023. Mais dans un ouvrage biographique récemment publié, l'autrice Laurence Honnorat, photographe, conférencière et conseil en conception et pilotage d’événements scientifiques rend un vibrant hommage au polymathe qu'était Hubert Reeves, qui n'est pas sans rappeler ceux de la Renaissance à Florence du temps de Léonard de Vinci, Jean Pic de la Mirandole et Marsile Ficin.... Lire la suite
Quand le Soleil deviendra une géante rouge dans des milliards d'années, il pourrait bien détruire la Terre en la vaporisant. Qu'adviendra-t-il alors de sa matière ? Le télescope Hubble suggère aujourd'hui une possibilité fascinante en observant une naine blanche.... Lire la suite
Des astronomes ont-ils pris du LSD ? Non, mais la découverte de certaines naines blanches pourrait être considérée comme celle d'une version naturelle de l'art psychédélique…
[EN VIDÉO] Stefano Panebianco, ingénieur de recherche au CEA, nous parle de l’astrophysique nucléaire des étoiles. Ces gigantesques réacteurs naturels à fusion thermonucléaire produisent de futurs noyaux d'atomes à partir de l’hydrogène et de l’hélium. Le plus souvent, la fabrication s'arrête au fer, le plus stable. Mais au-delà, pour des noyaux plus lourds, certains mystères subsistent.
Un article publié dans la revue RAS Techniques and Instruments (Rasti), dont une version en accès libre existe sur arXiv, est quelque peu amusant. Il concerne une découverte faite par une équipe d'astrophysiciens parmi lesquels se trouve Mark Hollands, chercheur au groupe d'astronomie et d'astrophysique de l'Université de Warwick, qui a dirigé ces travaux. Ceux qui se souviennent de la chanson des Beatles, Lucy in the Sky with Diamonds, souriront peut-être avec ce que les chercheurs ont établi avec les naines blanches.
En effet, on dit parfois que Lucy in the Sky with Diamonds est une allusion cachée à la consommation de LSD, qui donne des visions fluo très colorées, paraît-il. En plus, on sait qu'en se refroidissant, les naines blanches cristallisent, pouvant leur donner un état proche de celui du diamant, mais pour un astre du volume de la Terre et avec une masse de l'ordre de celle du Soleil (voir les explications de Jean-Pierre Luminet dans la vidéo ci-dessous).
Une vue d'artiste d'une naine blanche, dont l'intérieur est en train de se cristalliser. Le cœur de l'étoile contient un mélange de carbone et d'oxygène pour l'essentiel. Les couches externes contiennent principalement de l'hélium et/ou de l'hydrogène résiduels. © University of Warwick, Mark Garlick
Rappelons que lorsqu'une étoile a une masse de huit fois celle du Soleil au début de sa vie, elle ne peut pas la finir en explosant en supernova, ni devenir au passage une étoile à neutrons ou un trou noir. Elle deviendra en fin de vie une géante rouge expulsant de la masse avant de devenir une naine blanche, son carburant thermonucléaire épuisé.
C'est le destin du Soleil et il aura alors une surface particulièrement chaude, ce qui le rendra très brillant et d'une couleur blanc-bleu.
Extrait du documentaire Du Big bang au Vivant (ECP Productions, 2010), Jean-Pierre Luminet parle de l'évolution des étoiles de type solaire, leur transformation en géantes rouges, puis en naines blanches. © Jean-Pierre Luminet